Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Alain Gravel
Audio fil du mercredi 28 février 2018

Une application mobile détecte la dépression chez ses utilisateurs

Publié le

Installée sur un téléphone intelligent, l’application mind.me permet de détecter la dépression.
Installée sur un téléphone intelligent, l’application mind.me permet de détecter la dépression.   Photo : iStock / AntonioGuillem

Une entreprise montréalaise en démarrage a mis au point mind.me, une application apte à détecter la dépression chez les personnes qui l'utilisent. La prochaine étape? Prédire les épisodes dépressifs.

Installée sur un téléphone intelligent, l’application mind.me collige des données de l’utilisateur. « Cela [permet de repérer] des changements de variance chez [l'utilisateur] pour pouvoir détecter des signes de dépression. L’application s’adapte à [chacun des utilisateurs] », mentionne Sylvain Perron, cofondateur de l’application mind.me.

Par exemple, une personne dépressive aura tendance à s’isoler. L’application repérera les changements d’habitudes en matière de textos, de déplacements et d'appels.

Un des points de données importants est le GPS. Une personne a trois zones : le travail, la maison et [la vie] sociale. Lorsqu’une personne s’isole, le côté social va commencer à diminuer [en premier].

Sylvain Perron

Taux de succès

L'application mind.me a été testée auprès de 700 participants provenant de 22 pays, dont la moitié souffrait de dépression. « Le test a duré plusieurs mois. On est arrivé à la conclusion que l’algorithme peut détecter à 91 % d’exactitude la dépression chez un individu », poursuit Sylvain Perron.

L’arrivée de cette technologie viendra révolutionner le diagnostic de la dépression clinique. Actuellement, explique Sylvain Perron, le seul outil offert et reconnu est un questionnaire papier, rempli par le patient. Le questionnaire cerne les neuf symptômes qui permettront de diagnostiquer une dépression et de déterminer sa gravité.

On passe d’un [format] papier qui est accepté par les psychiatres et où la personne rapporte elle-même les données [à une application qui compile des données pour elle]. [La façon de faire actuelle] est un peu comme aller à l’hôpital, se toucher le front et dire : “Je pense que je fais de la fièvre”. Là, c’est un système basé sur des données réelles.

Sylvain Perron

Le but premier de l’application est de soutenir les gens qui souffrent de dépression clinique et qui doivent « gérer leur maladie », mentionne Sylvain Perron. Il ajoute que le diagnostic final est effectué par un médecin.

« Notre objectif, dans un avenir rapproché, est de pouvoir faire des prédictions, de pouvoir vous aviser avant même que l’épisode de dépression se pointe. Plusieurs essais cliniques sont en cours », conclut Sylvain Perron.

Chargement en cours