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Patrick Masbourian
Audio fil du lundi 19 février 2018

Spinoza, un philosophe « encore plus moderne que nous »

Publié le

Frédéric Lenoir répond aux questions de Marie-Louise Arsenault pour le segment « Le monde vu par. »
Frédéric Lenoir répond aux questions de Marie-Louise Arsenault pour le segment « Le monde vu par. »   Photo : Radio-Canada / Pascal Michaud

Considéré comme le « père de notre modernité politique », le philosophe Spinoza correspond ni plus ni moins au « Mozart de la pensée » aux yeux de l'auteur Frédéric Lenoir. Ce dernier en a fait le sujet de son dernier essai, intitulé Le miracle Spinoza.

Séparation des pouvoirs, remise en question de la religion, invention de la démocratie : Spinoza est « encore plus moderne que nous », relate Frédéric Lenoir. Selon le philosophe du 17e siècle, pour qu’une démocratie fonctionne bien, il faut aller plus loin que le cadre juridique.

Réinventer le concept de dieu

Très controversé à son époque, Spinoza amenait l’idée que « le vivre ensemble doit être fondé sur la raison, et non pas sur la croyance religieuse », raconte Lenoir. Très près des traditions chamaniques, « il garde l’idée d’un dieu philosophique fondé sur la raison », ajoute-t-il. Cette affirmation lui a valu d’être exclu de toutes les communautés de son temps, incluant sa famille.

Les passions tristes

C’est avec ces réflexions que Frédéric Lenoir met en garde les gens à propos de ce que Spinoza appelle « les passions tristes », qui animent les êtres humains. S’ils poursuivent dans cette direction, qu’est-ce qui les empêchera d’élire des démagogues ou des dictateurs? L'auteur se le demande.

Hitler a été élu démocratiquement à cause du ressentiment du peuple allemand après le traité de Versailles. Trump a été élu démocratiquement à cause de la colère et de la peur des Américains.

Frédéric Lenoir

Un appel à la raison

Tout comme le disait Pierre-Élliott Trudeau, « la raison avant la passion ». Selon l’essai de Lenoir, Spinoza insiste sur le fait que les émotions sont essentielles, mais soutient qu’il est primordial de connaître les raisons pour lesquelles nous agissons afin de ne pas devenir leurs esclaves.

« La morale ce n’est pas que l’âme domine le corps, c’est que le corps et l’âme, ensemble, nous fassent passer à la joie », explique l’auteur

Le bonheur

Frédéric Lenoir poursuit en affirmant que la clé de tout, c’est de faire en sorte que le bonheur soit à « l’intérieur de nous ».

« C’est dans le regard qu’on porte sur la vie qu’on peut être heureux ou malheureux », raconte-t-il.

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