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Les excès des assureurs dénoncés par le Collège des médecins

Gravel le matin

Avec Alain Gravel

Les excès des assureurs dénoncés par le Collège des médecins

Audio fil du jeudi 15 février 2018
La dépression doit être considérée comme un handicap, selon le Tribunal des droits de la personne.

Ce ne sont pas toutes les personnes qui souffrent de dépression qui s'enferment chez elles.

Photo : Radio-Canada

Le président-directeur général du Collège des médecins du Québec, le Dr Charles Bernard, dénonce les abus des compagnies d'assurance à l'endroit de patients qui reçoivent des prestations d'invalidité, notamment ceux souffrant de dépression.

C’est intrusif en plus d’être abusif. Plusieurs compagnies [d’assurance] ne font pas confiance aux médecins traitants qui s’occupent de leurs patients. Elles font des demandes exagérées, par exemple, le médecin est obligé d’envoyer le dossier complet de son patient même si ça ne regarde pas la situation pour laquelle il y a un congé. Ça va trop loin.

Le Dr Charles Bernard

Le Dr Bernard invite les assureurs à la prudence et leur recommande d’éviter d’être trop intrusifs dans la vie personnelle des malades. « Il faut faire confiance au médecin traitant, qui suit la condition de son patient parfois depuis de nombreuses années », note-t-il.

Il fait aussi référence aux combats d’experts qui multiplient le nombre d’expertises afin de contrer le diagnostic ou le plan de traitement que le patient a reçu.

Il précise que le Collège des médecins s’assure de réglementer la médecine d’expertise. « On essaie de faire, dans les limites de notre juridiction, les efforts pour bien encadrer ça. »

Effets négatifs

En tant que médecin, le Dr Charles Bernard croit que le harcèlement des assureurs peut avoir des effets néfastes pour la santé du patient. « Ce n’est pas souhaitable qu'un patient soit harcelé en plus de se battre contre la maladie. Il faut avoir du calme autour de soi pour se refaire », dit-il.

Il recommande aussi d’éviter les jugements trop hâtifs auprès des gens qui font de l’activité physique lorsqu’ils sont malades.

« Il y a plusieurs médecins spécialistes qui demandent d’aller jouer dehors, de faire de l’exercice. Ça contribue [au rétablissement] autant que la médication ou une autre thérapie. Il ne faut pas porter de jugement trop rapide si quelqu’un fait une marche dehors quand il est en invalidité », ajoute le Dr Bernard.

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