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Alain Gravel
Audio fil du vendredi 9 février 2018

Le franglais ne menacerait pas le français, selon une étude

Publié le

Le «franglais» ne menacerait pas le français selon une étude.
Le «franglais» ne menacerait pas le français selon une étude.   Photo : Radio-Canada / Simon Blais

Utiliser des mots anglais lorsqu'on parle en français ne contribuerait pas à affaiblir la qualité de la langue française, selon une étude de l'Université d'Ottawa, dirigée par Shana Poplack, titulaire de la Chaire de recherche du Canada en linguistique.

Selon Shana Poplack, qui est également sociolinguiste et directrice du Laboratoire sociolinguistique de l’Université d’Ottawa, il n’est ni bon ni mauvais de dire : « J’ai “parké” ma voiture. » Il s’agit simplement d’une expression utilisée dans certaines communautés bilingues, affirme Shana Poplack.

Une des raisons principales pour laquelle ça ne nuit pas au français, c’est qu’on dit : “J’ai parké”, et non pas : “J’ai park.” On enlève la structure grammaticale de l’anglais pour revêtir le mot de la structure du français en conjuguant le verbe à la française.

Shana Poplack

Évolution normale

Mme Poplack, qui est également professeure émérite à l’Université d’Ottawa, explique aussi que ces emprunts ne sont que le signe d'une évolution linguistique normale.

Les enfants diront ce que leurs copains disent. Si ses amis utilisent des mots provenant d’une autre langue, l'enfant les utilisera. Ni les parents ni les professeurs ne peuvent arrêter cette évolution linguistique, explique-t-elle.

Cette pratique ne nuit pas à la langue. « On l'a étudiée de tous les côtés, en nous basant sur des dizaines de milliers de mots et des centaines d’heures de conversations spontanées. On n’a trouvé aucune érosion du génie de la langue française ni de sa structure grammaticale. Ce qu’on trouve, ce sont des additions au vocabulaire. »

Selon les recherches scientifiques, le vocabulaire se transforme continuellement et se rafraîchit. « Les mots changent. Nos grands-parents disaient des mots qu’on ne dit plus. Ça arrive partout dans le monde et ça n’a pas de lien avec le bilinguisme et le contact des autres langues », note Mme Poplack.

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