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Alain Gravel
Audio fil du mercredi 7 février 2018

Les infirmières ne se tairont pas tant qu’il n’y aura pas de changements, dit la FIQ

Publié le

Deux infirmières dans un corridor d'hôpital
Le ministre de la Santé s'est engagé à revoir le ratio infirmière-patients.   Photo : iStock / gpointstudio

Nancy Bédard, la présidente de la Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec (FIQ), qui représente les infirmières, infirmières auxiliaires et inhalothérapeutes, est satisfaite de sa rencontre avec le ministre de la Santé, Gaétan Barrette, au cours de laquelle il a reconnu l'urgence d'agir. Les infirmières continueront toutefois à dénoncer leurs conditions de travail tant qu'il n'y aura pas d'amélioration.

On s’accroche. On va continuer à dénoncer [la situation], parce que nous voulons des actions. On va sensibiliser la classe politique à l’importance des ratios. On ne se taira pas tant qu’il n’y aura pas de changements.

Nancy Bédard

Le problème, dit Nancy Bédard, c’est qu’il n’y a aucune norme pour encadrer les ratios infirmière-patients. « Il faut voir le profil et les besoins de la clientèle, puis mettre les ressources en place. Ça fait deux ans qu’on est prêtes à faire ces travaux. »

Elle a constaté lors de la rencontre que Gaétan Barrette semblait manquer d’informations. « Au final, il a dit qu’il avait compris, qu’on avait raison et qu’il y avait des modifications à faire », poursuit Mme Bédard.

D’après la présidente de la FIQ, tous les établissements devront planifier les besoins en matière de la main-d’œuvre au cours des prochaines semaines. Les postes à temps partiel devront être rehaussés et des postes à temps complet devront être affichés.

« Il s’est aussi engagé à faire des projets de ratios dans l’ensemble des régions. Il s’est engagé à faire ça rapidement et à me revenir dans deux semaines. Je tiens pour acquis qu’il va faire ses devoirs », enchaîne Nancy Bédard.

Reconnaître la détresse

L’objectif initial de la rencontre avec Gaétan Barrette a été atteint, selon Nancy Bédard.

Ce qui était important, c’était qu’il reconnaisse la détresse, la surcharge de travail et que les heures supplémentaires obligatoires doivent cesser. Il a reconnu l’urgence d’agir. Au départ, c’était important qu’il reconnaisse ça et s’engage à apporter des changements majeurs.

Nancy Bédard

Elle qualifie la discussion de « franche et directe ». « On s’est dit les vraies affaires », dit-elle.

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