Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Alain Gravel
Audio fil du vendredi 2 février 2018

Une saison de la grippe inhabituelle et intense

Publié le

Entrevue avec le Dr Gaston De Serres
Photo : iStock / mixetto

L'arrivée simultanée des souches d'influenza A et B explique pourquoi la saison de la grippe est particulièrement intense cette année, mentionne le Dr Gaston De Serres, médecin épidémiologiste à l'Institut national de santé publique du Québec (INSPQ).

La grippe a généralement deux phases. L’influenza de souche A commence la saison et elle est suivie de la souche B, qui chevauche une partie de l’épidémie d'influenza A. Cette année, la souche B est arrivée en même temps que la A. C’est particulièrement intense actuellement.

Le Dr Gaston De Serres

La simultanéité de ces deux épidémies est responsable du fait que les cas de grippes sont plus nombreux cette année, ainsi que de plusieurs hospitalisations et d'éclosions d'influenza dans les centres d’hébergement de soins de longue durée (CHSLD).

On n'écarte toutefois pas la possibilité que la saison de la grippe soit un peu plus courte qu'à l'habitude. « L’influenza nous réserve toujours beaucoup de surprises. Quand elle commence, il y a une vague de cas qui dure une douzaine de semaines. Si elle débute plus tôt, elle ne va pas se prolonger durant des mois. Il est fort probable qu’en mars, on ait moins de cas d’influenza que dans les dernières années », note le Dr De Serres.

Efficacité du vaccin

Le vaccin contre l'influenza développé cette année est efficace à 30 %, selon des données diffusées jeudi par l'INSPQ.

Le Dr Gaston De Serres mentionne que les scientifiques s’attendent à ce que le taux d’efficacité du vaccin contre la souche B soit d’environ 55 %. « Ce qui est décevant, c’est que pour la souche A, on parle de 15 à 20 % d’efficacité. On a de 30 à 40 % d’efficacité quand ça va bien », explique-t-il.

Gaston De Serres, épidémiologiste de l'Institut national de santé publique de Québec en entrevue à son bureau
L'épidémiologiste de l'INSPQ, Gaston De Serres Photo : Radio-Canada

Malgré ces résultats, le Dr De Serres encourage les personnes âgées et celles souffrant d'une maladie chronique à continuer à se faire vacciner.

« L’influenza va entraîner des conséquences très graves chez les personnes qui ont déjà un état de santé fragile. De 5 à 10 % des personnes hospitalisées vont décéder de l’influenza. Ainsi, la protection de 30 % reste très intéressante », enchaîne-t-il.

Les personnes plus jeunes et en bonne santé ont environ 5 % de chance de contracter la grippe chaque année, ce qui représente environ un épisode d'influenza par 20 ans.

« Si une personne se fait vacciner chaque année, elle réduit ce risque de moitié, soit un épisode en 40 ans. La recommandation de se faire vacciner reste très forte pour les personnes âgées et celles ayant une maladie chronique. Pour les plus jeunes, ça reste un choix personnel », conclut le médecin épidémiologiste.

Chargement en cours