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Alain Gravel
Audio fil du mardi 12 décembre 2017

2017 est l’année de l’intolérance, selon Influence Communication

Publié le

Des fleurs, des bougies et des messages de solidarité se trouvent toujours devant la grande mosquée de Québec, en hommage aux victimes.
Des fleurs, des bougies et des messages de solidarité se trouvent toujours devant la grande mosquée de Québec, en hommage aux victimes.   Photo : Radio-Canada / Maxime Corneau

L'intolérance est le mot qui définit l'année 2017, selon Jean-François Dumas, président d'Influence Communication, qui publie son bilan annuel sur l'état de la nouvelle.

2016 était l’année de la peur. 2017, c’est clairement l’intolérance qui a teinté le narratif médiatique tant dans les réseaux sociaux que dans les médias traditionnels.

Jean-François Dumas

L’attentat terroriste, qui est survenu le 29 janvier 2017 au Centre culturel islamique de Québec et qui a fait six morts et quelques blessés graves, est l’événement qui a été le plus médiatisé cette année dans la province.

Jean-François Dumas compare la couverture médiatique réservée à l’attentat à un raz-de-marée dans la presse québécoise, sur les réseaux sociaux et même à l’international. Cet événement et le traitement médiatique de celui-ci ont même teinté la façon dont est perçu le Québec dans le monde, ajoute Jean-François Dumas.

Les faits divers ont défini l’archétype québécois de façon très intense à l’échelle internationale. On a parlé des demandeurs d’asile, de la tragédie de la grande mosquée de Québec et de la montée de l’extrême droite. On s’est intéressé au Québec, mais dans une perspective totalement différente.

Jean-François Dumas

Le mouvement #moiaussi (#metoo en anglais) a aussi permis de parler de la cause des femmes dans la province.

« Cependant, quand on analyse les gens les plus médiatisés au Québec, en 2016, 8 des 50 personnes les plus médiatisées étaient des femmes. En 2017, il y en a deux : Hillary Clinton et Valérie Plante. [...] Ça n’a pas changé. Les médias ne s’intéressent pas plus à la situation des femmes », poursuit le président d'Influence Communication.

Jean-François Dumas fait aussi un parallèle avec la couverture des sujets autochtones. Les nouvelles insolites ont cinq fois plus d’attention médiatique que les nouvelles autochtones. L’horticulture est aussi plus couverte que les questions autochtones.

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