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Alain Gravel
Audio fil du vendredi 8 décembre 2017

Un « hi » inoffensif aux yeux des anglophones

Publié le

La controverse sur la formule d’accueil «bonjour, hi» continue à faire jaser, notamment chez les anglophones.
La controverse sur la formule d’accueil «bonjour, hi» continue à faire jaser, notamment chez les anglophones.   Photo : Radio-Canada / Simon Blais

La controverse sur la formule d'accueil « bonjour, hi  » dans les commerces montréalais continue à faire jaser, notamment chez les anglophones. Qu'en pensent-ils? Lesley Chesterman, critique culinaire pour le quotidien Montreal Gazette et collaboratrice à l'émission Médium large, donne son point de vue.

Lesley Chesterman s’est dite étonnée lorsque cette histoire du « bonjour, hi » a émergé dans l’actualité.

Je n’avais même pas remarqué qu’on disait “bonjour, hi”. [...] Ça m’irrite comme anglophone que le mot “hi” dérange autant. J’aime bien dire “bonjour”. Le “hi”, pour moi, ne fait aucune différence parce que je suis très heureuse de parler n’importe quelle langue.

Lesley Chesterman

La chroniqueuse souligne que les anglophones ne considèrent pas le “hi” comme un terme offensant. Cette expression peut d’ailleurs les aider dans leurs interactions avec les francophones.

On a une vision d’un Montréal plutôt bilingue qu’unilingue. [...] Le mot “hi” peut mettre les gens à l’aise. Ça peut aider les anglophones d’avoir cette porte de secours, de pouvoir parler anglais.

Lesley Chesterman

La critique culinaire se dit entièrement pour le bilinguisme.

C’est l’idée de montrer l’ouverture, de montrer que nous sommes à l'aise avec nos deux langues officielles, que nous aimons le français. Ce n’est pas quelqu’un qui dit “hi” dans un commerce le problème. Peut-être qu’il y a d’autres influences qui peuvent irriter [les gens] un peu plus.

Lesley Chesterman

Dans le milieu gastronomique, Lesley Chesterman remarque que de nombreux Américains viennent à Montréal pour la langue française et l’ambiance francophone : « Les gens adorent le côté français. Le petit “hi”, pour moi, ce n’est rien à côté de tout le reste qu’on a à offrir en français. »

Trouver des solutions

L’idée de complètement éradiquer la langue anglaise des commerces montréalais attriste énormément la critique. Elle propose plutôt d’affronter positivement la question.

Je comprends le côté fragile [de la langue française], mais je ne comprends pas l’idée d’être toujours fâché au lieu de trouver des solutions. [...] Je ne vois pas beaucoup de progrès pour changer ces histoires [du français contre l'anglais]. Pour les anglophones, on se dit : “Encore un autre cas. Qu'est-ce que ça va être la prochaine fois?”

Lesley Chesterman

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