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Gravel le matin

Avec Alain Gravel

Des surdoses de fentanyl à Montréal inquiétantes, mais prévisibles

Audio fil du lundi 21 août 2017
Une seringue et de l'héroïne

Une seringue et de l'héroïne

Photo : IStock

Sept cas de surdoses de fentanyl ont été enregistrés dans la seule journée de vendredi dans le quartier Hochelaga-Maisonneuve, à Montréal. La Dre Marie-Ève Morin, médecin de famille spécialisé en dépendance et fondatrice de la Clinique Caméléon, trouve inquiétant ce phénomène, qui devait survenir un jour ou l'autre.

Dans l’Ouest canadien, au début de l'année 2017, deux surdoses par jour étaient rapportées. À Toronto, la semaine dernière, 75 hospitalisations ont été causées par la consommation de fentanyl, selon la Dre Morin. Cela est sans compter les personnes qui ont pu être sauvées par le naloxone, l’antidote contre les surdoses, et qui ne se sont pas rendues à l’hôpital.

C’est d’ailleurs l’administration du naloxone qui a sauvé les sept personnes qui ont fait une surdose à Montréal vendredi.

Je n’ai pas les détails des surdoses, mais on sait que s’il n’y avait pas eu d’interventions rapides des intervenants de la rue, il aurait pu y avoir des décès.

Dre Marie-Ève Morin

La route du fentanyl
L’arrivée progressive du fentanyl à Montréal pourrait s’expliquer par la provenance de la substance. La totalité du fentanyl saisie au Canada provient de la Chine, rapporte la Dre Morin.

La drogue arrive par bateau sur la côte ouest canadienne et américaine. On peut penser que c’est à cause de ça qu’il y a eu autant de surdoses [dans l’Ouest]. On n’est pas si loin de ça, géographiquement parlant.

Dre Marie-Ève Morin

Drogue coupée
Dans Hochelaga-Maisonneuve, les autorités suspectent que l’héroïne consommée aurait été coupée avec du fentanyl, indique la Dre Morin.

Ce qu’on commence à voir, et c’est très préoccupant, c’est que d’autres drogues, qui ne sont pas des opiacés, seraient coupées avec ou contaminées par du fentanyl.

Dre Marie-Ève Morin

La Dre Morin rappelle que les laboratoires dans lesquels les drogues sont fabriquées ne sont pas régis par des règles d’hygiène. Cela favorise les contaminations croisées avec d’autres drogues.

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