Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Alain Gravel
Audio fil du mardi 30 mai 2017

La poutine, symbole d'appropriation culturelle canadienne?

Publié le

La poutine a été créée à la fin des années 50, mais ce n'est que dans la dernière décennie qu'elle a acquis la notoriété qu'on lui connaît aujourd'hui.
La poutine a été créée à la fin des années 50, mais ce n'est que dans la dernière décennie qu'elle a acquis la notoriété qu'on lui connaît aujourd'hui.   Photo : iStock / Fudio

Longtemps ridiculisée, la traditionnelle poutine québécoise a gagné ses lettres de noblesse au cours des dernières années, si bien qu'elle est aujourd'hui présentée comme un plat national... canadien. Une forme d'appropriation culturelle, estime un chercheur québécois.

Nicolas Fabien-Ouellet est étudiant à la maîtrise à l’Université du Vermont. Il vient de publier un article Poutine Dynamics à l'occasion du Congrès annuel des sciences humaines à l’Université Ryerson de Toronto. Son texte a fait grand bruit cette semaine au Canada anglais, mais ici aussi après la publication d'un article du National Post.

Le chercheur le spécifie d’emblée : l’appropriation culturelle de la poutine n’est en rien liée à sa consommation et sa popularité à l’extérieur du Québec. Son constat? Le Canada s'en approprie la paternité alors qu’elle a longtemps servi à ridiculiser les Québécois.

La poutine a été élaborée à la fin des années 50. Pour le plus clair de son existence, elle a été utilisée pour se moquer et stigmatiser la société québécoise. Le mets a été ridiculisé, notamment par les Français, notamment au Canada.

Nicolas Fabien-Ouellet

Par la suite, la poutine a été diabolisée au cours des années 2000, perçue comme symbole de la malbouffe au moment où la société opérait un virage santé.

Pour le chercheur, l’appartenance de la poutine est indissociable du contexte sociohistorique dans lequel elle a évolué. Sa « canadianisation » crée une « dilution de la culture québécoise au sein d’une culture dominante ».

Chargement en cours