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Alain Gravel
Audio fil du mardi 14 mars 2017

Lutte contre l'exploitation sexuelle des mineurs : plus qu'une question de mots

Publié le

Une prostituée négocie avec un client potentiel.
Une prostituée négocie avec un client potentiel.   Photo : iStock

Afin d'intensifier la lutte contre l'exploitation sexuelle des mineurs, le Centre jeunesse de Laval et la police de Laval ont décidé de s'unir en s'attaquant à la terminologie. Maria Mourani, criminologue et sociologue, croit que ce ne sera pas suffisant pour régler le problème.

Dorénavant, le terme « fugueuse » devient « victime » et celui de « client » devient « abuseur ». « Ce n’est pas juste les mots qui changent les choses », affirme Mme Mourani. Elle soutient que les victimes doivent être mieux encadrées et avoir un accès facile et rapide à des psychologues et des sexologues.

Une problématique qui perdure

« Rien n’a changé, affirme Maria Mourani. Je vois toujours autant de filles sur le terrain qui se font recruter. » Elle remarque même que certaines jeunes sont en pire état que lorsqu’elles sont entrées en centre jeunesse. « C’est un indice que la machine met trop de temps à s’adapter, note-t-elle. C’est toujours et toujours le manque de ressources. […] Depuis deux à trois ans, on ne fait que tourner en rond. »

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