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Alain Gravel
Audio fil du mardi 18 juin 2019

Le Dr Amir Khadir défend ses traitements aux antibiotiques contre la maladie de Lyme

Publié le

Amir Khadir
Amir Khadir a retrouvé son poste de médecin à l'hôpital Pierre-Le Gardeur.   Photo : Radio-Canada / Romain Schué

Ce matin dans La Presse+, Isabelle Hachey signe une chronique sur le Dr Amir KHadir, ex-député de Mercier, qui souhaite guérir des malades atteints de la maladie de Lyme. Il leur propose des traitements par antibiotiques de longue durée, une méthode remise en question par d'autres médecins. Amir Khadir, infectiologue-microbiologiste au Centre Hospitalier Pierre-LeGardeur, réagit.

« Non, je n’étais pas à la recherche d’une autre cause à défendre », dit d'entrée de jeu le Dr Amir Khadir.

L’ex-député de Mercier explique avoir entamé ces traitements aux antibiotiques prolongés à la suite d’une commission parlementaire, menée en mars l’an dernier après qu’une pétition signée par des milliers de personnes atteintes par la maladie de Lyme eut été déposée.

« La commission de l’Assemblée nationale a recommandé au ministère de la Santé de réévaluer la situation, de regarder ça sous un nouveau jour et de considérer le problème que vivent des patients qui rencontrent de la difficulté à trouver des explications sur la maladie », indique-t-il.

« Beaucoup de patients qui avaient lu à propos de tout ça dans les journaux ont commencé à me contacter et à me dire : "Voici ma situation, est-ce qu’on peut réfléchir ensemble, et de manière prudente, envisager des possibilités?" Petit à petit, je me suis plongé là-dedans », explique-t-il.

Peu d’avancées scientifiques

Le Dr Amir Khadir précise que la bactérie à l’origine de la maladie de Lyme est reconnue pour être difficile à détecter. Son diagnostic est donc tout aussi problématique.

« La science n’a pas beaucoup avancé dans le domaine, mentionne-t-il. [...] Il y a une guerre, une polémique de nature judiciaire et politique qui nuit à l’avancée de la science. »

Le médecin souligne également que l’agence fédérale qui subventionne les recherches a financé un projet de vaste réseau de chercheurs pour se pencher sur la maladie de Lyme dans sa forme chronique.

« En attendant que les recherches aboutissent, il y a le savoir expérientiel des centaines de médecins des États du Nord-Est américain. Ils se sont aperçus que, dans des situations bien précises, ça vaut la peine d’essayer [d'obtenir] un effet thérapeutique par les antibiotiques », explique-t-il.

« Il y a des patients qui en trouvent des bénéfices incroyables », insiste-t-il.

Un traitement risqué

Amir Khadir ne nie pas qu’il s’agit bel et bien d’un traitement risqué. « On prend des mesures de prudence adéquates », dit-il.

« Ce qui facilite la tâche, en ce qui me concerne, c’est qu’ils viennent me voir après avoir consulté plusieurs spécialistes avant. Des neurologues et divers spécialistes qui ont déjà exploré d’autres possibilités », souligne-t-il.

Selon Amir Khadir, plusieurs maladies nécessitent, elles aussi, des traitements prolongés aux antibiotiques. Il nomme la lèpre, la tuberculose, les pneumonies à microbactéries, la maladie de Whipple et une infection de l’os chronique, par exemple.

« Mon approche repose sur des approches qui ont été éprouvées dans des centres américains de grande réputation comme le Centre John Hopkins, aux États-Unis », conclut-il.

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