Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Alain Gravel
Audio fil du jeudi 25 avril 2019

Laïcité : un projet de loi incohérent et arbitraire, selon une commissaire scolaire

Publié le

Mme Cousineau, dans la salle du conseil des commissaires de la CSDM.
La commissaire indépendante Violaine Cousineau trouve que le processus prévoyant le déménagement des bureaux de la CSDM manque de transparence.   Photo : Radio-Canada / Marie-Laure Josselin

Des commissaires scolaires de Montréal n'ont pas l'intention de faire appliquer dans leurs écoles le projet de loi 21, qu'ils jugent incohérent et arbitraire. Violaine Cousineau en appelle même à la désobéissance civile dans une lettre ouverte publiée jeudi dans Le Devoir.

« [Dans ce projet de loi], soulève la commissaire indépendante de la Commission scolaire de Montréal, on parle des enseignants, des enseignantes et des directions d’écoles, mais on ne parle pas des orthophonistes, des orthopédagogues et pas des éducatrices en service de garde. On parle du public, mais pas du privé. On parle du réseau scolaire, mais pas du réseau de la santé. »

Pour Mme Cousineau, cette incohérence rend le projet de loi inapplicable.

« Qui sera chargé d’appliquer cette loi dans un contexte où le gouvernement souhaite abolir les commissions scolaires, et ce, sans fournir de balises sur ce qui est d’un signe religieux prohibé? », demande la commissaire.

Selon Mme Cousineau, le gouvernement de François Legault ne peut pas, légitimement, sur la base d’une élection, déposer un projet de loi qui remet en question le consensus atteint avec la commission Bouchard Taylor.

« Ici, on a un gouvernement qui ne s’en remet pas au consensus en ajoutant des interdits. Ça nous semble abuser du pouvoir que confère l’urne. »

La commissaire croit aussi que le gouvernement devrait fournir des preuves de la menace que représente le port de signes religieux chez les professeurs. « Sur quelles études se base le gouvernement pour avancer que les enseignants seraient plus à risque pour faire du prosélytisme auprès de nos enfants? »

« Notre conscience est révulsée par ce qu’on va nous demander de faire dans nos écoles. »

Chargement en cours