Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Alain Gravel
Audio fil du vendredi 19 avril 2019

Pénurie d'enseignants : les écoles font pression sur les étudiants

Publié le

Antoine Côté est étudiant en enseignement du français au secondaire à l’Université de Montréal et vice-président principal à l’Association des étudiants en enseignement au secondaire de l'Université de Montréal.
Antoine Côté est étudiant en enseignement du français au secondaire à l’Université de Montréal et vice-président principal à l’Association des étudiants en enseignement au secondaire de l'Université de Montréal.   Photo : Radio-Canada / Jean-Simon Fabien

Les écoles du Québec multiplient les initiatives pour contourner la pénurie d'enseignants dans la province. C'est pourquoi de plus en plus d'étudiants qui n'ont pas terminé leur formation de quatre ans sont courtisés par les directions d'école pour travailler.

C’est le cas d’Antoine Côté, qui termine actuellement sa troisième année du baccalauréat en éducation. Il travaille trois jours par semaine comme enseignant de français en cinquième secondaire tout en terminant les cinq cours universitaires auxquels il est inscrit à la session d’hiver.

« Quand on parle de pression qui est mise sur les étudiants, c’est exactement ça : faire la conciliation entre une session à temps plein et enseigner : faire la prestation de cours, la correction et la planification. »

Malgré la charge de travail, Antoine Côté indique que les directions d’école sont compréhensives et qu’elles sont prêtes à faire des compromis pour accommoder les étudiants. L’étudiant, qui est aussi vice-président principal à l’Association des étudiants en enseignement au secondaire de l'Université de Montréal, assure également qu’il ne manque pas de ressources d’encadrements dans les écoles pour les jeunes professeurs.

Selon lui, la pénurie d’enseignants ne doit pas être vue comme une conséquence de la formation universitaire de quatre ans des futurs profs.

« J’ai des cours de didactique, j’ai quatre stages, près de 700 heures de stages qui sont nécessaires avant d’avoir le droit d’enseigner, est-ce qu’on est prêt à dire que ceci n’est pas obligatoire? C’est ça la grande question. Et si on croit en la formation qui est donnée aux futurs enseignants, on ne peut pas faire de compromis là-dessus. »

L’étudiant convient que la situation n’est pas idéale, mais qu’il demeure quand même préférable que de futurs enseignants occupent les postes vacants dans les écoles.

« Il faut se dire qu’à toutes fins pratiques, il faut quelqu’un dans les classes. On ne peut pas laisser les élèves avec un surveillant ou avec un concierge. Je crois que c’est mieux que rien, mais il faut croire en la valeur de notre formation. »

Chargement en cours