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Franco Nuovo
Audio fil du lundi 15 avril 2019

Santé mentale : plaidoyer pour des services intensifs de proximité

Publié le

De plus en plus de jeunes demandent l'aide de professionnels en santé mentale.
De plus en plus de jeunes demandent l'aide de professionnels en santé mentale.   Photo : Shutterstock

Le cri du coeur d'Émilie Houle, qui s'est enlevé la vie le 29 mars dernier, a soulevé une vague de solidarité sur les réseaux sociaux. Dans une lettre partagée par les membres de sa famille, la jeune femme décrit sa recherche d'aide et les difficultés qu'elle a vécues pour recevoir de l'accompagnement.

Le Dr Olivier Farmer confirme qu’il n’y a pas « trop de ressources » en santé mentale au Québec, mais fait valoir que des services intensifs de proximité demeurent les plus efficaces pour aider les personnes souffrant de troubles mentaux ou, comme Émilie Houle, d’un mal de vivre.

Pour joindre Suicide action Montréal : 1 866 APPELLE (277-3553)

« De la perspective de quelqu’un qui est formé en relation d’aide, c’est toujours bouleversant de lire la lettre d'une personne qui ne s’est pas sentie aidée », mentionne néanmoins le psychiatre à l’Hôpital Notre-Dame et porte-parole pour l’Association des médecins psychiatres du Québec.

Selon ses observations, à l’hôpital Notre-Dame, plus de 4000 personnes font appel à l’urgence psychiatrique, mais seulement de 10 à 15 % des personnes peuvent être hospitalisées.

« On pense qu’il y a d’autres modalités, un peu plus intensives, dans la communauté [qui peuvent être efficaces]. Il y a l’hôpital de jour, où la personne peut venir tous les jours pour recevoir des soins, des suivis, participer à des thérapies individuelles ou de groupe », mentionne le Dr Farmer, qui ajoute que certains soins et services peuvent aussi être donnés à la maison.

Selon le psychiatre, l’hospitalisation ne permet pas toujours d’assurer un accompagnement efficace pour les personnes dans le besoin. Ce recours coupe le patient de sa routine, ce qui n’est pas toujours la meilleure solution.

Le médecin fait également valoir que les ressources hospitalières coûtent très cher, et que plus on investit à cet endroit, moins on investi dans la communauté. « C’est rare que de vraies solutions se trouvent en hospitalisation. »

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