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Alain Gravel
Audio fil du mercredi 6 mars 2019

Non, il n'y a pas de lien entre vaccin et autisme

Publié le

Une personne reçoit un vaccin contre la grippe.
De plus en plus de citoyens croient à la désinformation au sujet du vaccin.   Photo : La Presse canadienne / Jacques Boissinot

Il n'y a pas de lien entre le vaccin contre la rougeole et l'autisme. C'est ce que conclut une étude menée de 1999 à 2010 sur 660 000 enfants au Danemark.

Selon la Dre Caroline Quach, le Danemark dispose de données administratives très poussées qui permettent aux chercheurs du pays de croiser des bases de données pour arriver à des résultats uniques. Pour l’étude publiée ces derniers jours dans Annals of Internal Medicine, les chercheurs ont observé des enfants jugés à risque, c'est-à-dire qui ont des personnes autistes dans leur famille, et le vaccin n'avait pas de lien avec l'autisme.

Comment alors expliquer que des groupes antivaccins s’organisent au Canada et aux États-Unis?

La Dre Quach, épidémiologiste et médecin responsable de l’unité de prévention et de contrôle des infections au Centre hospitalier universitaire Sainte-Justine, rappelle que c’est une étude de 1998, publiée dans The Lancet, qui est à l’origine de l'inquiétude des gens à l'égard du lien entre le vaccin et l'autisme.

« Dans cette étude, le Dr Andrew Wakefield avait réussi à trouver des restants de virus de la rougeole dans les ganglions d’enfants autistes. Ça avait été associé à une régression neurologique et il avait avancé que le vaccin contre la rougeole était un précurseur de l’autisme. »

Cette étude a été contredite par de nombreux chercheurs, notamment par une équipe de l’Université McGill en 2004, si bien que The Lancet a fait marche arrière en 2010, avouant que les conclusions du Dr Wakefield n’auraient pas dû être publiées. Or, la méfiance envers le vaccin rougeole-oreillons-rubéole perdure.

« Comme il est impossible de déterminer les causes de l’autisme, cette hypothèse du Dr Wakefield a agi comme une bouée de sauvetage pour les parents dont les enfants ont cette condition », explique Dre Quach.

Selon elle, les vaccins sont en quelque sorte victimes de leur succès.

« Ce qui arrive quand un programme de vaccination fonctionne très bien, c’est que les gens se concentrent uniquement sur les effets secondaires des vaccins et non sur ses bienfaits. »

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