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Alain Gravel
Audio fil du jeudi 21 février 2019

Exode vers le 450 : Montréal doit lutter contre la rareté des propriétés

Publié le

Des résidences à vendre dans la région de Montréal
Des résidences à vendre dans la région de Montréal   Photo : La Presse canadienne / Paul Chiasson

L'an dernier, 24 000 Montréalais ont quitté l'île pour s'installer en banlieue. Il s'agit du plus grand mouvement de population depuis près de 10 ans pour la métropole. Selon l'urbaniste Philippe Meloche, cet exode s'explique par la rareté des propriétés sur l'île.

« Le problème de Montréal, c'est que le rythme de développement est lent. C’est ça qui crée le déplacement vers les périphéries », explique le professeur agrégé à l’École d’urbanisme et d’architecture de paysage de l’Université de Montréal.

Selon l’urbaniste, le phénomène s’explique aussi parce qu’une grande part de jeunes adultes habitent en appartement dans la métropole. Lorsqu’ils commenceront à penser à acheter une maison ou à fonder une famille, plusieurs jeunes couples seront tentés de s’installer dans les couronnes.

Le rythme de construction de nouvelles maisons est beaucoup plus grand dans les périphéries, et Montréal devra trouver une manière de suivre ce rythme pour améliorer la rétention de sa population.

Malgré la bonification du programme d’accès à la propriété, annoncée au printemps 2018 par la mairesse Valérie Plante, Philippe Meloche croit que la mesure ne pourra corriger à elle seule la situation et que le montant de la subvention pourrait s’ajouter au prix de vente des maisons.

Selon les chiffres de l’Institut de la statistique du Québec, dans la dernière année, les Montréalais qui ont quitté la ville se sont installés majoritairement dans les Laurentides, dans Lanaudière et en Montérégie.

À Laval, on commence à atteindre un point de saturation et la population vieillit, ce qui crée aussi une rareté pour ce qui est des maisons.

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