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Alain Gravel
Audio fil du mardi 19 février 2019

Faut-il boycotter l'avion?

Publié le

Un appareil de la compagnie Air Transat photographié en hiver sur le tarmac de l'aéroport de Québec.
Un avion de la compagnie Air Transat   Photo : Radio-Canada

Doit-on boycotter le transport par avion pour réduire notre empreinte écologique? C'est ce que proposent les signataires du manifeste français Stay on the ground. Un discours sur une question délicate, selon Équiterre, mais qui met tout de même en lumière les conséquences du transport aérien sur les taux d'émission de gaz à effet de serre.

« Dans le monde de demain, qui sera très différent de celui d’aujourd’hui, il ne faut pas qu’il y ait de tabou, et arrêter de voyager est justement un tabou », dit Coleen Thorpe.

Selon la directrice des programmes éducatifs d'Équiterre, le secteur de l’aviation n’était pas ciblé dans les discussions internationales sur le climat dans les dernières années, cette industrie n’a donc pas fait beaucoup d’efforts dans les dernières années pour réduire ses émissions.

« Si l'on appliquait le principe de l’utilisateur-payeur, déjà, on verrait un ticket modérateur à l’utilisation de l’avion », mentionne Mme Thorpe, qui rappelle qu’il est très facile, surtout en Europe, de trouver des vols à prix modiques.

À savoir : un kilomètre parcouru en avion par un passager a deux fois plus de conséquences environnementales qu'un kilomètre parcouru par un automobiliste.

Un des problèmes avec le transport aérien est qu’il est trop systématiquement utilisé pour des rendez-vous d’affaires, alors que des conférences téléphoniques sont souvent possibles. Pour Mme Thorpe, il y a là matière à amélioration.

Mais c’est une question délicate qui divise même les écologistes. C’est pourquoi Mme Thorpe croit qu'il serait préférable de militer pour une réduction de notre utilisation de l’avion afin d'ouvrir un dialogue sur les effets de cette industrie sur l’environnement.

« Entre le voyage excessif et pas de voyage du tout, il y a une marge », dit-elle.

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