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Alain Gravel
Audio fil du lundi 18 février 2019

Vers un rôle plus important pour les infirmières praticiennes spécialisées?

Publié le

Quatre infirmières dans un corridor d'hôpital.
Des provinces aimeraient améliorer la mobilité des infirmières et des médecins, afin de confronter leurs pénuries et offrir un meilleur accès aux soins.   Photo : iStock / Photographerlondon

Une importante réforme des soins de première ligne se dessine, selon le gouvernement Legault. Les infirmières praticiennes spécialisées (IPS) se verraient octroyer plus de responsabilités et d'autonomie. Elles pourraient même poser des diagnostics, ce qui pourrait contribuer à désengorger le système de santé. Le Dr Louis Godin, président de la Fédération des médecins omnipraticiens du Québec (FMOQ), réagit à cette proposition.

Les médecins ne s’en cachent pas, ils ont besoin d’aide pour traiter plus de patients et désengorger le système de santé au Québec. Cela soulève toutefois plusieurs craintes, selon le Dr Louis Godin.

« Il ne faut pas [qu’on travaille] en silo; d’un côté, des médecins qui travaillent avec des infirmières, et de l’autre côté, des infirmières qui auraient des pratiques totalement autonomes. On pense qu’il faut travailler en équipe de soins », souligne le président de la FMOQ.

Selon la proposition de la ministre Danielle McCann, un tel système permettrait de voir le double de patients, des chiffres qui ne convainquent pas le Dr Louis Godin.

« Si on avait des infirmières auxiliaires ou des infirmières cliniciennes, on pourrait augmenter tout autant notre capacité à voir des patients », soutient-il.

Toutefois, ce qui pose problème pour le président de la FMOQ, c’est le respect de la pratique des médecins.

« La capacité des IPS à poser des diagnostics, je vais laisser le Collège des médecins l’évaluer. Si une IPS a les mêmes capacités qu’un médecin [...], à ce moment, ce n’est plus une IPS, c’est un médecin », affirme-t-il.

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