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Alain Gravel
Audio fil du lundi 18 février 2019

Des étudiants de l’UdeS s’attaquent à l’obsolescence programmée

Publié le

L’intérieur d’un téléphone cellulaire
Lutter comme l’obsolescence programmée   Photo : Radio-Canada / Mireille Roberge

Jonathan Mayer, un chargé de cours à la faculté de droit de l'Université de Sherbrooke, met au défi ses étudiants de s'attaquer au problème de l'obsolescence programmée.

L’obsolescence programmée des objets, c'est la réduction volontaire, par les fabricants, de la durée de vie des appareils pour en « accélérer le remplacement », résume Jonathan Mayer. Le résultat : des profits croissants pour les compagnies, mais beaucoup de frustration pour la clientèle, qui paie déjà d’importants montants pour ses appareils électroniques.

C’est après avoir visionné le reportage de l’émission Découverte sur le sujet que le chargé de cours a eu l’idée de s'attaquer à ce fléau avec ses étudiants en droit de l’Université de Sherbrooke.

Plusieurs organismes tels que repair.org, aux États-Unis, ou encore HOP, en France, font déjà des pressions sur leurs gouvernements pour forcer les compagnies à prolonger la durée de vie de leurs appareils. Les universitaires se sont d’ailleurs inspirés de leurs démarches pour amorcer la leur.

Au début du mois, ils ont mis en ligne une pétition contre l’obsolescence programmée. Après quelques semaines, elle a déjà récolté près de 9500 signatures. Dans les prochaines semaines, les étudiants seront appelés à rédiger un projet de loi qu’ils soumettront aux députés.

Quelques revendications

  • Établir une durée de vie raisonnable fixe pour les objets
  • Demander aux compagnies de fournir à l’achat un guide avec des instructions pour permettre aux consommateurs de réparer leurs objets eux-mêmes
  • Offrir un crédit d'impôt pour la réparation des objets pour inciter les gens à les réparer plutôt qu’à en acheter de nouveaux

« Si la population est derrière le projet, les entreprises n’auront pas le choix de s'y plier », croit Jonathan Mayer.

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