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Alain Gravel
Audio fil du lundi 11 février 2019

Techno : davantage de femmes pour de meilleurs algorithmes

Publié le

Certains algorithmes analysent les données tirées des événements passés dans le but de prédire le futur.
Des codes informatiques.   Photo : iStock

Les femmes ne représentent qu'un cinquième des employés du monde de la technologie au Canada. Une situation inquiétante, car cette sous-représentation féminine induit un biais sexiste dans l'écriture des algorithmes. Matthieu Dugal fait la lumière sur cette réalité.

« Si 50 % des travailleurs qui construisent une route sont des femmes, la nature de la route ne sera pas changée. Dans le domaine de la techno, c’est différent. Par exemple, c’était possible aux débuts de Siri de se commander une [prostituée] avec l’application, mais ce n’était pas possible de demander de l’aide pour les victimes d’agressions sexuelles », souligne le chroniqueur.

Si le milieu de la techno embauchait davantage de femmes, ce biais pourrait être corrigé.

« Un algorithme, c’est une opinion transcrite dans du code », paraphrase le Matthieu Dugal pour résumer la thèse de la mathématicienne Cathy O’Neil, dont le livre Weapons of Math Destruction vient d’être publié en français. C’est donc dire que ceux qui écrivent les codes ont une grande influence sur les informations qu’ils communiquent.

Quand des milieux de travail sont homogènes, ça donne ce genre de problématiques et ça peut mener à des environnements très toxiques, comme ce qui était dépeint récemment dans Bloomberg sur les conditions de travail dans la Silicon Valley.

La situation n’est pas si sombre au Canada, mais les femmes y sont également sous-représentées et sous-payées dans ce secteur d’emploi.

Pourtant, jusque dans les années 80, un grand nombre de femmes travaillaient dans l’industrie et fréquentaient des programmes d’études liées aux technologies.

Une situation à renverser, croit Matthieu Dugal, qui a profité de la Journée internationale des femmes et des filles en sciences pour livrer ce plaidoyer.

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