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Alain Gravel
Audio fil du lundi 21 janvier 2019

Agression en transport adapté : la victime de 92 ans garde des séquelles psychologiques

Publié le

Mme Fogelman dans un lit d'hôpital.
Mme Fogelman a passé environ un mois dans un centre de réadaptation après l'attaque.   Photo : Debbie Rona

En novembre dernier, Hanka Fogelman, 92 ans, a été agressée dans un taxi utilisé en sous-traitance par le transport adapté de la Société des transports de Montréal (STM). Deux mois après les événements, la femme est angoissée à la simple idée de sortir de chez elle. Linda Gauthier, une amie de la famille et la présidente du Regroupement des activistes pour l'inclusion au Québec (RAPLIQ), fait le point sur son état de santé.

Stress, angoisse, isolement. Depuis que Hanka Fogelman a été battue par un co-voyageur de son transport adapté, elle a peur de sortir de chez elle.

« Elle va mieux, mais son nez est cassé. Elle ne peut pas subir d’intervention en raison de l’anesthésie, vu son âge », explique Linda Gauthier, une amie de la famille.

Même si Mme Fogelman a été avisée, à son entrée dans le véhicule, que son acolyte pouvait être dangereux, elle ne pouvait s’attendre à être frappée à grands coups de poing. Et comme le passager est atteint d’une maladie mentale, aucune accusation ne sera portée contre lui.

« Je me demande toujours si ça va encore lui arriver. On n’a pas eu de garantie de la part de la STM. Personne n’a parlé à la famille, déplore-t-elle. [...] Cette personne-là est toujours un usager de la STM, et il va toujours être [jumelé] avec quelqu’un probablement [pour le transport] », dénonce Gauthier.

La STM a réagi en décrivant l’événement « d’inhabituel », affirmant qu'il n'y en a « seulement quelques-uns par année », ce qui est déjà trop, selon la présidente du RAPLIQ.

Une révision des procédures réclamée

Pour éviter que ce type d’événement ne se reproduise, Linda Gauthier suggère que les critères d’admission au transport adapté soient revus par le ministère des Transports du Québec (MTQ).

« On suggère qu’à partir du moment où le rapport médical dit qu’une personne a des problèmes de santé mentale, il faudrait peut-être aller creuser un peu plus loin et exiger qu’il y ait toujours un accompagnateur avec ces personnes », indique-t-elle.

Le RAPLIQ intente d’ailleurs un recours collectif contre la STM en raison de l’inaccessibilité du transport collectif. Sur 68 stations de métro, seulement 14 sont accessibles pour les personnes en fauteuil roulant.

« Les bus ordinaires, c’est la même chose. Il y a des rampes dans les autobus, mais souvent, elles ne sont pas fonctionnelles », mentionne-t-elle.

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