Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Alain Gravel
Audio fil du lundi 14 janvier 2019

Réfléchir à l'affaire SLĀV, c'est penser le Québec d'aujourd'hui

Publié le

Les trois personnes regardent la caméra.
La journaliste Véronique Lauzon entourée des réalisateurs Maryse Legagneur et Arnaud Bouquet   Photo : Radio-Canada

Avec Entends ma voix, la journaliste Véronique Lauzon et les réalisateurs Maryse Legagneur et Arnaud Bouquet souhaitaient faire la synthèse de tout ce qui avait été dit l'été dernier dans la foulée de l'affaire SLĀV. Alors que la nouvelle mouture du spectacle de Robert Lepage prend l'affiche cette semaine, le documentaire montre avec force tout le chemin parcouru les six derniers mois.

« Le seuil des consciences a été atteint partout au Québec au sujet des questions d’appropriation culturelle. Ça ne fait que six mois que l’onde de choc est passée, mais que les gens acceptent de se rencontrer, devant la caméra, pour en parler, c’est bien », dit Maryse Legagneur.

Véronique Lauzon remarque quant à elle qu’il y a une grande différence entre ce que Robert Lepage disait à Stéphan Bureau l’été dernier, dans la grande entrevue qu’il lui a accordée, et ce qu’il dit maintenant, preuve que sa pensée a cheminé.

Or, même si la poussière a eu le temps de retomber, on sent encore la tension dans le discours de ceux qui ont accepté de figurer dans le documentaire, notamment Betty Bonifassi, Webster, Lorraine Pintal et Lucas Charlie Rose.

Entends ma voix sera diffusé sur ICI ARTV à 20 h 30 le lundi 14 janvier.

Il n’a pas été facile de réunir tous ces gens-là, et les rencontres ont parfois été éprouvantes, rappellent Véronique Lauzon et Maryse Legagneur.

Betty Bonifassi indique d'ailleurs que le dialogue sur l’art entre artistes peut être difficile. Comme le paraphrase la coréalisatrice, « c'est comme être amoureux de quelqu’un qui nous gifle et qui ne veut plus entendre parler de nous ».

Les documentaristes tiennent à souligner le courage des intervenants qui ont accepté leur invitation pour participer à Entends ma voix. « On dit souvent qu’au Québec, on n’aime pas la confrontation, mais là, on a des gens dont les positions sont campées, mais qui ont accepté de dialoguer », mentionne Véronique Lauzon.

En somme, ce documentaire est une réflexion sur le Québec d’aujourd’hui. « Un Québec qui comprend des groupes minoritaires qui revendiquent une place à tous les échelons de la société et de la culture. Le film permet l’amorce de cette réflexion », conclut Maryse Legagneur.

Chargement en cours