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Alain Gravel
Audio fil du lundi 31 décembre 2018

50 ans du Bye bye : le défi de l’irrévérence consensuelle

Publié le

Ils sont chics et souriants.
Les comédiens du Bye bye 2018.   Photo : Radio-Canada

La présentation du Bye bye 2018 devrait encore susciter son lot de réactions contrastées, mais selon le professeur Pierre Barrette, ce ne sont pas les controverses qui menacent l'existence du Bye bye tel qu'on le connaît depuis 50 ans.

« J’ai l’impression que ça va être difficile de maintenir la formule comme elle existe maintenant », indique le professeur à l’École des médias de l’Université du Québec à Montréal. La nature même de la télévision publique généraliste et la manière dont celle-ce se transforme avec les Netfilx de ce monde sont deux facteurs qui expliquent la diminution de l’importance de la télévision dans les ménages québécois.

Car même si le Bye bye est une revue de l’année, son sujet principal n’est pas l’actualité qui a animé l’année. Pour le professeur Barrette, le Bye bye, c’est plutôt une fête de la télévision.

« Dans les années 60 et 70, le Bye bye était dirigé vers la politique institutionnelle, mais dans les années 80 et 90 jusqu’à aujourd’hui, ce qui a pris le dessus, c’est l’univers de la télévision lui-même. C’est devenu une façon de faire tout à fait habituelle de cadrer ce qui nous intéresse à travers des concepts télévisuels. »

Et l'on comprend la mutation : la télévision s'est imposée comme le réel référent commun à tous les Québécois durant ces décennies après des années de politique houleuse animée par la question nationale et les notions d’identité et de nation.

Controversé, le Bye bye?

Selon Pierre Barrette, ce n’est pas le contenu du Bye bye qui provoque les controverses, maisnplutôt l’impossible atteinte du consensus. Lorsqu’on s’adresse à plus de 4 millions de téléspectateurs, il faut s’attendre à ce qu’une bonne part soit au rendez-vous un peu par hasard.

« C’est un public artificiel qui n’existe pas en autre temps et c’est par conséquent pratiquement impossible de créer un intérêt général », explique le professeur.

Le Bye bye est tout de même un des derniers référents télévisuels communs, comme certains grands téléromans et des compétitions sportives ont pu l’être à l’époque.

Or, malgré la nature rassembleuse de la télévision, le réel défi des scripteurs du Bye bye est d’être irrévérencieux et consensuel à la fois, tout en froissant les gens le moins possible. Mission impossible, vous dites?

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