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Franco Nuovo
Audio fil du jeudi 13 décembre 2018

Lettre à ses abonnés : Matthieu Dugal en appelle à la sobriété numérique

Publié le

Matthieu Dugal.
Matthieu Dugal.   Photo : Radio-Canada / Jean-Simon Fabien

Est-ce que 2018 a été l'année de trop sur les réseaux sociaux? Après 10 ans d'euphorie, de party collectif sur Facebook, Twitter et autres Snap Chat, sommes-nous collectivement en proverbial lendemain de brosse? C'est du moins le mal de tête qui accablait Matthieu Dugal au moment d'écrire sa lettre à ses abonnés.

Plus qu’une gueule de bois numérique, les réseaux sociaux nous déshumanisent. Prenez la colère, par exemple. Elle fait partie de chacun d’entre nous, mais sur Facebook, elle cesse d’être constructive lorsque nous sommes isolés devant nos écrans. La haine et la colère sont devenues le combustible de nos émotions virtuelles. Les algorithmes en sont le comburant, et le brasier s’enflamme.

Les entreprises derrière ces réseaux ont compris que la colère et la haine étaient des excitants utiles pour leur modèle d’affaires. En effet, elles permettent de nous garder sans cesse connectés. Nous sommes les cobayes de notre propre servitude alors qu’on nous espionne et qu’on manufacture nos données personnelles à des annonceurs.

Extrait du texte de Matthieu Dugal

Et si on se disait que, pour assainir notre environnement en ligne, il fallait aussi réduire notre empreinte de colère? Et si la réponse, ce n’était pas de tout fermer, mais juste de remettre les algorithmes à leur place, s’avouer que nous nous laissons souvent emporter par eux? Et si la réponse au mieux vivre ensemble en ligne c’était la sobriété numérique?

Pour cela, cependant, il faudra se méfier d’un ennemi encore plus insidieux que Facebook. Jean-Paul Sartre avait tort, l’enfer c’est nous-mêmes.

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