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Alain Gravel
Audio fil du lundi 3 décembre 2018

Josée Blanchette y va d'une charge contre l'angélisme vert qui nous déresponsabilise

Publié le

Des cheminées industrielles polluantes.
Le gouvernement canadien a décidé de diminuer le pourcentage des émissions de gaz à effets de serre assujettis à la taxe sur le carbone.   Photo : Getty Images / Alexander Hassenstein

« Que vous achetiez des pailles en bambou, sincèrement, je n'en ai rien à cirer », lance Josée Blanchette, qui voit dans le discours de ceux qui militent pour un changement des habitudes de vie un angélisme vert pieux qui n'atteint pas sa cible à force de s'évertuer à combattre les incohérences des autres.

Il faut poser des gestes qui sont véritablement porteurs de changements : décroître la population, prendre le pari du végétalisme et limiter au maximum les transports polluants.

La chroniqueuse déplore la déresponsabilisation et la déculpabilisation que provoque le rachat de ses émissions de gaz à effets de serre, ce genre d’entourloupettes ne permettant pas de prendre un réel virage.

Selon elle, pour environ 100 $ par année, on peut s’acheter une bonne conscience pour l’utilisation de sa voiture, sans avoir à apporter de réels changements à ses habitudes. Mais qu’arrive-t-il si cette compensation sert à racheter le gaz carbonique produit en plantant des arbres alors qu’en même temps, on élit des gouvernements qui coupent la forêt ou dont les activités économiques causent des feux de forêt?

Avec la 24e Conférence des Nations unies sur les changements climatiques qui bat son plein en Pologne, Josée Blanchette s’attend d’ailleurs à ce que les États se déresponsabilisent à leur tour. On aura droit d'après elle à un nouveau festival de paroles creuses et à des échanges de blâmes et d’accusations entre les dirigeants présents.

« On dit qu’on sent une certaine urgence sur place, mais en même temps, on accuse les Polonais de faire cuire leurs pierogis sur le charbon. »

Avec le pacte, c’est la même chose, selon la chroniqueuse. On a tendance à se déresponsabiliser dans l’accusation et on remplace la Chine et l’Inde par Guillaume Lemay-Thivierge et Guy Laliberté dans le discours.

« On accuse le voisin d’incohérence et on préfère le statu quo. Ce que je réalise avec le fameux pacte, que j’ai signé, c’est qu’il faut une acceptation sociale. On est tous pour l’environnement, mais on a besoin, comme les enfants de 3 ans, de vérifier si le rond de poêle est vraiment chaud… On va se brûler. »

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