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Alain Gravel
Audio fil du vendredi 23 novembre 2018

Surconsommation : un Noël sans cadeau, proposait un journaliste en 1974

Publié le

Une petite fille reçoit une poupée en 1946.
Une petite fille reçoit une poupée en 1946.   Photo : Getty Images / Getty/Hulton/Fox/William Vanderson

Bien que le Vendredi fou ait fait son apparition récemment dans les coutumes au Québec, la surconsommation à l'approche des Fêtes, elle, ne date pas d'hier. Le chroniqueur Hugo Lavoie a mis la main sur quelques archives étonnantes de l'émission Consommateurs avertis, animée par Simon Durivage dans les années 70.

« Les jouets d’enfants : les bons et les moins bons. Les jouets pour adultes également : les tranquillisants. »

C'est ainsi que se dessinait l'introduction de l’une des émissions de Consommateurs avertis, en 1974, où Simon Durivage franchissait la ligne du « grincheux rabat-joie », constate le chroniqueur Hugo Lavoie, qui n’y va pas de main morte avec l’animateur.

Mais ce dernier n’agissait pas seul. Il semble que le journaliste André Ménard avait adopté la même attitude lorsqu’il questionnait des élèves de l’École Laurier, à Montréal : « Qu’est-ce que tu as demandé pour Noël? » « Un train électrique. » « En as-tu déjà un? » On entend l’enfant acquiescer. « Il fonctionne encore? Oui? Pourquoi en veux-tu un autre? »

Et l’interrogatoire ne se termine pas avec cet enfant. Le journaliste avait continué sa démarche et s'était adressé à une fillette. « Est-ce que tu as déjà une poupée? », l'entend-on demander à la petite fille qui souhaitait avoir une poupée « qui marche et qui boit » pour Noël. « J’en ai huit. » « Huit? Et t’en veux d’autres? », avait répliqué vivement le journaliste.

Si le journaliste André Ménard n’avait pas réussi à briser la magie de Noël pour ces enfants, Simon Durivage, lui, tentait le tout pour le tout en critiquant un jouet.

« Maintenant, le jouet de l’année. Et non pas pour sa valeur, mais pour sa popularité. C’est Evil Knievel, la réplique de ce fameux motocycliste aventurier qui a essayé de franchir le Grand Canyon et qui n’a même pas réussi. Ça prend une cuisine d’au moins 60 pieds de long parce qu’il y a beaucoup d'énergie dans ce petit mécanisme. Ça fait aussi énormément de bruit, et encore là, c’est un jouet passif. Votre enfant ne pourra que le regarder et ne pourra rien inventer avec. » – Simon Durivage

Et il n'avait pas manqué de s’en prendre aux Barbie. Il déconseillait fortement aux parents d’acheter la piscine pour cette poupée, puisqu’elle risquait de se renverser. Il les invitait plutôt à mettre sous le sapin un plat à vaisselle, plaidant son potentiel créatif.

De son côté, le journaliste André Ménard proposait aux enfants de « sauter un Noël ». Une suggestion peu populaire chez les tout-petits.

De quoi nous aider à plonger dans l’ambiance des Fêtes, clôt à la blague le chroniqueur.

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