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Alain Gravel
Audio fil du mercredi 14 novembre 2018

La progressive privatisation des soins de santé au Québec

Publié le

De toutes les provinces, le Québec est celle où les consommateurs dépensent le plus pour des soins de santé privés. Et cette tendance s'observe aussi chez les moins bien nantis, selon des chiffres compilés par Jacques Nantel.

Le professeur du Département de marketing de HEC Montréal est revenu sur les résultats de cette étude mise à jour l’an dernier après qu'on a appris hier qu’Ottawa souhaitait exiger la fin des examens médicaux privés payés par les patients.

« Je n’ai pas été vraiment surpris d’apprendre que la ministre de la Santé, Ginette Petitpas Taylor, avait l’intention d’abolir cette médecine à deux vitesses, car je travaille sur la question depuis plusieurs années. »

Selon le chroniqueur, si on regarde l’ensemble des ménages québécois, c’est en moyenne 3000 $ par année qui sont attribués à la facture de soins de santé privés.

« On va faire rentrer dans cette moyenne des cotisations faites à des assureurs privés, les médicaments, mais aussi des soins à proprement parler comme des soins en ergothérapie ou les services d’un psychologue. »

Mais c’est lorsqu’on regarde les dépenses des ménages pour la consultation d’un médecin omnipraticien ou d’un spécialiste que ça devient intéressant pour le professeur. En moyenne, les ménages du Québec dépensent 50 $ par année pour ces services, mais lorsqu’on prend en considération que seulement 5 % des médecins sont désaffiliés de la Régie de l’assurance maladie du Québec, cette moyenne représente un montant important.

« Donc 50 $ oui, mais la plus grande part est attribuée aux assurances privées. C’est elles qui vont payer, par exemple, dans le besoin d’une résonance magnétique suivie dans le privé. »

Ce constat fait dire à Jacques Nantel que progressivement, le Québec s’est tourné vers une médecine privée.

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