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Franco Nuovo
Audio fil du jeudi 4 octobre 2018

Les agriculteurs, ces gardiens du territoire

Publié le

Marie-Chantal Houde.
Marie-Chantal Houde.   Photo : Radio-Canada / Hugo Lavoie

Alors que le gouvernement Trudeau a fait des concessions sur l'agriculture dans les négociations de l'Accord États-Unis-Mexique-Canada, les travailleurs de la terre se sentent mis de côté. Pour Marie-Chantal Houde, il est temps que les gouvernements écoutent les agriculteurs, qui sont les gardiens du territoire.

« Ça n’a pas de bon sens. La négociation de notre terre se fait en échange de biens et meubles qu’on peut déménager. On ne devrait jamais inclure l’agriculture dans le libre-échange », dit-elle.

Selon Marie-Chantal Houde, les politiciens n’ont plus la proximité nécessaire avec la terre et le travail agricole pour déterminer les orientations nationales de ce secteur d’activité.

« On n’en parle plus, de l’agriculture. Pour nos gouvernements, elle est rendue loin de nous, alors que de l’autre bord, le consommateur choisit l’achat local. »

La voix des agriculteurs a grandement diminué au Québec depuis 40 ans. Dans les années 70, 1 personne sur 6 vivait de l’agriculture. Maintenant, on parle plutôt de 1 sur 100.

« Comme il n’y a plus de dirigeants qui se mettent les pieds dans la caca, à aller voir c’est quoi, la réalité, ils nous oublient, nous, le 1 % », affirme Marie-Chantal Houde.

Une nette diminution qui fait pression sur les producteurs agricoles, dont la charge de travail est considérable.

« On travaille 80 heures par semaine. On n’a pas le temps de s’impliquer et de s’investir dans d’autre chose. »

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