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Alain Gravel
Audio fil du jeudi 13 septembre 2018

Un accès plus difficile à la propriété en 2018?

Publié le

Un plex à vendre via Proprio Direct.
Les plex sont de plus en plus en demande dans le Grand Montréal.   Photo : Radio-Canada / Marie Lépine-Loiselle

Pour les jeunes professionnels et les nouvelles familles, l'accès à la propriété représente un investissement de taille. Au Québec, la propriété est de loin l'actif le plus important des ménages.

« Nos sous sont dans nos maisons », résume le professeur de marketing à HEC Montréal Jacques Nantel. Une réflexion qui lui a inspiré un petit exercice comparatif.

Le professeur a acheté sa première maison à son retour des États-Unis, il y a 35 ans. Cette même maison, située dans le Vieux-Longueuil, était récemment en vente pour la somme de 400 000 $. Il y a 35 ans, Jacques Nantel en avait fait l'acquisition pour la somme de 73 000 $.

Une hausse de plus de quatre fois la valeur initiale pour cette propriété, donc. Or, durant la même période, les salaires par ménage ont seulement doublé. Faut-il conclure que les familles se sont appauvries et qu’il est plus compliqué d’avoir accès à la propriété de nos jours?

Non, car il faut ajouter une donnée à l’équation, dit Jacques Nantel : le taux d’intérêt. Il y a 35 ans, il se chiffrait autour de 14 % pour une hypothèque, alors qu’aujourd’hui, il est souvent sous les 3 %.

Une régulation du marché qui, au bout du compte, donne un pouvoir d’achat similaire aux familles d’aujourd’hui qu’il y a 35 ans en ce qui concerne le marché de l’habitation.

« De façon générale, l’accès à la propriété est comparable aujourd’hui à ce qu’il était il y a 35 ans, mais il y a un piège. Vous allez payer votre maison sur 25 ans, mais les taux, eux, ne resteront pas si bas durant toute cette période alors qu’à l’époque, ils ne pouvaient que diminuer », conclut Jacques Nantel.

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