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Alain Gravel
Audio fil du mercredi 12 septembre 2018

Prix des médicaments : quelle responsabilité pour les pharmaceutiques?

Publié le

Un pharmacien tenant un flacon de médicament devant un ordinateur portable.
Un pharmacien.   Photo : iStock / megaflopp

Qu'est-ce qui devrait déterminer le prix des médicaments? L'offre et la demande, les droits du patient ou les actionnaires des compagnies pharmaceutiques? Le chroniqueur Jacques Nantel s'intéresse à l'« impératif moral » de l'industrie.

La compagnie pharmaceutique Nostrum Laboratories fabrique et commercialise un médicament pour traiter les infections de la vessie. Ce médicament qui a été breveté en 1953 et est fabriqué aujourd’hui que par deux compagnies.

Devant cette situation de quasi-monopole, Nostrum Laboratories a augmenté la semaine dernière le prix du flacon de ce médicament, qui est passé de 475 $ à 2400 $, soit une augmentation de 400 %.

Interrogé sur cette hausse, le président de la compagnie a évoqué l’« impératif moral » à la redistribution maximale de dividendes à ses actionnaires pour justifier la mesure.

Comme les patients ne peuvent s’abstenir de suivre un traitement, ils sont captifs de ces hausses drastiques des prix.

Pour le professeur de marketing à HEC Montréal Jacques Nantel, la Food and Drug Administration a un pouvoir de réglementation des médicaments en circulation aux États-Unis, mais ses restrictions peuvent être contournées par les pharmaceutiques.

Au Canada, le Conseil d’examen du prix des médicaments brevetés (CEPMB) regarde de quelle façon les prix sont fixés et quels sont les coûts de production, et réglemente en ce sens. Dans certains cas, le conseil d’examen peut aussi imposer des amendes.

« Le CEPMB est plus près de la réalité que la Food and Drug Administration », résume Jacques Nantel, qui précise que les assurances médicament et maladie canadiennes donnent davantage de pouvoir à l’État pour faire pression sur les compagnies pharmaceutiques.

Or, le Dr Gaétan Barrette et le président Donald Trump ont un point en commun, selon Jacques Nantel. « Je ne voudrais pas faire de la politique ici, mais les deux veulent faire baisser le prix des médicaments. »

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