Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Alain Gravel
Audio fil du vendredi 17 août 2018

Un nouveau clivage est né : nationalisme contre cosmopolitisme

Publié le

François Cardinal.
François Cardinal.   Photo : Radio-Canada / Jean-Simon Fabien

Le clivage entre souverainisme et fédéralisme n'opère plus à la veille de la prochaine campagne électorale, selon François Cardinal, éditorialiste en chef de La Presse.

Actuellement, le Parti libéral et la Coalition avenir Québec rejoignent environ les deux tiers des électeurs, selon les plus récents sondages. Ce sont deux partis fédéralistes, certes, mais on ne peut pas conclure que les deux tiers des Québécois sont fédéralistes pour autant.

« On voit donc que ce n’est pas ce clivage-là qui tient aujourd’hui. On pourrait penser que c’est le clivage gauche-droite qui est en train de prendre la place, mais encore, la ligne de partage n’est pas là. »

L’éditorialiste en chef de La Presse remarque que les débats au Québec semblent se partager, comme en Europe et aux États-Unis, entre conservateurs et progressistes, deux mots qu’il juge trop connotés.

Si on décrit le conservatisme comme une pensée de ce qui prévaut depuis longtemps, de l’État, de la nation et du statu quo, et le progressisme comme une force faisant la promotion de la justice sociale et de la protection des minorités, on peut trouver des mots qui cadrent mieux à la réalité québécoise.

« Mon clivage à moi serait entre nationalistes et cosmopolitains », affirme François Cardinal. Selon cette ligne de partage, le PQ et la CAQ seraient à classer parmi les nationalistes, tandis que le PLQ et QS sont plutôt cosmopolites.

Les cosmopolitains sont moins attachés au territoire sur lequel ils résident, note-t-il. Ils sont des citoyens du monde et ils sont ouverts à l’immigration. Sur le plan économique, Justin Trudeau en est un bon exemple, ils veulent abattre les frontières et ils mettent de l’avant une politique postnationale, pense François Cardinal.

Les lignes de fractures sont pourtant nombreuses et il existe une multitude de facteurs pour analyser les mouvements d’opinions et les comportements électoraux.

Chargement en cours