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Alain Gravel
Audio fil du mardi 29 mai 2018

Les étudiants sont des cibles de choix pour le crédit

Publié le

Cinq banques canadiennes auraient encourager des clients à hausser leur limite de carte de crédit de façon irréaliste.
Des banques canadiennes auraient encourager des clients à hausser leur limite de carte de crédit de façon irréaliste.   Photo : Reuters / Chris Helgren

Les banques visent de plus en plus les étudiants québécois pour leur offrir du crédit. Jacques Nantel, professeur émérite à HEC Montréal, explique pourquoi ces derniers représentent une manne inespérée pour les institutions bancaires.

On cible tout le monde, et tout le monde a accès au crédit.

Jacques Nantel, professeur émérite à HEC Montréal

« Ils sont des cibles de choix parce que pour les autres segments de la population, on est rendu au bout de l’élastique », explique M. Nantel. Leurs dossiers sont vierges, ils commencent et ils ont toute leur vie pour repayer leurs dettes.

Les étudiants québécois paient aussi moins pour leurs frais de scolarité et ont donc moins le potentiel d’être endettés en sortant de l’école, explique M. Nantel.

« Ça laisse plus de marge de manœuvre aux banques pour dire qu’étant donné que les étudiants n’ont pas de dettes de scolarité, ils peuvent gaiement leur vendre autre chose. »

Malgré les frais de scolarité peu élevés, les étudiants québécois s’endettent tout autant que leurs compatriotes canadiens et américains lorsque vient le temps de payer les à-côtés, comme le loyer, le téléphone ou des voyages, affime Jacques Nantel.

Un rapport de l’Institut Vanier de la famille indique d’ailleurs qu’un finissant au bac finit avec une dette moyenne de 30 000 $. Pour les étudiants en médecine, la dette peut atteindre 80 000 $ par année.

Une des conséquences de cet endettement est le report de l’achat d’une première maison. « Ils ne sont souvent pas capables », souligne Jacques Nantel. Pour les banques, c’est une perte, selon lui.

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