Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Alain Gravel
Audio fil du mardi 17 avril 2018

Au front pour sauver leur église menacée de fermeture par leur évêché

Publié le

Des paroissiens de Sainte-Sophie se battent pour protéger leur église.
Des paroissiens de Sainte-Sophie se battent pour protéger leur église.   Photo : Radio-Canada / Hugo Lavoie

Des paroissiens soupçonnent l'évêché de Saint-Jérôme de vouloir fermer l'église Sainte-Sophie pour récupérer l'argent placé par celle-ci. Le chroniqueur urbain Hugo Lavoie est allé rencontrer des paroissiens qui veulent la sauver.

Construite en 1867, l’église Sainte-Sophie occupe une place particulière dans le cœur des paroissiens et, surtout, n’est pas déficitaire. Elle a plus de 386 000 $ placés et le cimetière a près de 200 000 $ en placements, en plus de revenus de 100 000 $ d’année provenant de l'ouvroir.

On serait punis d’avoir bien géré nos finances et d’avoir travaillé bénévolement.

Lucie Lafrance, paroissienne

D’autres églises sur le territoire de l’évêché sont déficitaires. L’argent de l’église Sainte-Sophie appartient à ce dernier et serait donc redistribué dans le cas où celle-ci fermerait.

L'évêché se défend en affirmant que la priorité de l'Église, ce n'est pas de gérer des salles communautaires ou des édifices, mais bien la pastorale et la foi. « Si les ressources sont insuffisantes pour le territoire, il faut les réorganiser », explique le vicaire Martin Tremblay.

Un attachement émotionnel

Les paroissiens rencontrés par Hugo Lavoie ont tous de nombreux souvenirs associés à l’église Sainte-Sophie.

« Moi, mes enfants ont tous été baptisés ici. Ma mère s’est mariée ici », affirme Lucie Lafrance.

« Je me suis mariée à Sainte-Sophie », renchérit Jean-Marc Corbeil, un autre paroissien.

Ils estiment qu’il n’y a pas de limites à leur volonté de sauver leur église et qu’ils sont prêts à descendre dans la rue s’il le faut.

Si l’église ferme, c’est sûr que je n’irai plus à la messe, nulle part.

Lucie Lafrance, paroissienne
Allée de l'église Sainte-Sophie
Allée de l'église de Sainte-Sophie Photo : Radio-Canada/Hugo Lavoie
L'extérieur de l'église Sainte-Sophie
L'extérieur de l'église de Sainte-Sophie Photo : Radio-Canada/Hugo Lavoie

Chargement en cours