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Un système indépendant pour réconcilier les Autochtones avec la justice à Akwesasne

Gravel le matin

Avec Alain Gravel

Un système indépendant pour réconcilier les Autochtones avec la justice à Akwesasne

Audio fil du jeudi 15 février 2018
Joyce King, directrice du département local de justice d’Akwesasne

Joyce King, directrice du département local de justice d’Akwesasne

Photo : Radio-Canada / Hugo Lavoie

Les dirigeants d'Akwesasne pensent avoir trouvé la solution pour réconcilier les Autochtones avec la justice. Depuis un an et demi, la réserve mohawk a son propre système judiciaire, basé sur la justice réparatrice, et les résultats sont prometteurs. Hugo Lavoie, chroniqueur urbain à Gravel le matin, s'y est rendu.

Le système mis sur pied à Akwesasne permet à la communauté d’adopter ses propres lois et de nommer ses propres juges locaux.

La cour d’Akwesasne traite différents types de crimes et d’infractions, mais aussi des dossiers de médiation de divorce, de garde d’enfants et de contestation électorales. Certains crimes graves, dont les meurtres et les viols, n’y sont pas jugés.

La différence entre le système employé au Québec? Celui d’Akwesasne n’est pas un système pénal et est plutôt basé sur la justice réparatrice, explique Hugo Lavoie. Ce dernier a rencontré Joyce King, directrice du département local de justice d’Akwesasne.

Par exemple, au lieu d’être puni, un individu analphabète, qui était constamment arrêté au volant d’un véhicule sans permis de conduire, a pu être accompagné pour obtenir ledit permis et ainsi se conformer à la loi. Ou encore, le propriétaire d’un chien violent a été condamné à payer les frais de vétérinaire du chien de son voisin blessé par l’animal.

Un total de 400 causes ont été traitées en 2017. Devant le potentiel de ce système jugé énorme, la réserve d’Akwesasne a reçu la visite de plusieurs délégations autochtones. La réserve de Kahnawake réfléchirait à instaurer ce système, ajoute Hugo Lavoie.

La raison de ce succès? Contrairement au système québécois et canadien, où les Autochtones se sentent exclus et non concernés, ils ont confiance en leur système, le respectent et s'y sentent liés.

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