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Patrick Masbourian
Audio fil du mercredi 3 janvier 2018

La crise du verglas telle que vécue par un directeur des travaux publics

Publié le

Crise du verglas en 1998
Crise du verglas en 1998   Photo : La Presse canadienne / PC/Ryan Remiorz

Coordonner le plan d'urgence d'une ville plongée dans le noir et couverte de glace n'est pas une mince affaire. « C'était l'expérience d'une vie professionnelle pour moi », confie Michel Larivière, directeur des travaux publics à Saint-Jean-sur-Richelieu en 1998, au chroniqueur Hugo Lavoie.

Dès les premiers signes que le verglas ne disparaissait pas à Saint-Jean-sur-Richelieu, Michel Larivière a appelé le directeur de la ville pour mettre en branle le plan d’urgence.

Le soir du 6 janvier, on avait peut-être 30-40 personnes. Le lendemain, on en avait 250 : ça arrivait par centaines. Au bout d’une semaine, c’était 3500 personnes.

Michel Larivière

Les gens avaient cinq minutes (chronométrées par les militaires) pour prendre leur douche.

Certaines personnes ont tenté de vivre normalement dans le centre, peu importe les règlements mis en place. « On a sorti des gens qui avaient des relations sexuelles devant tout le monde pour les mettre dans une salle pour gens plus indisciplinés », explique M. Larivière.

Hugo Lavoie et Alain Gravel se souviennent

Ce qui a frappé le chroniqueur Hugo Lavoie, c’est d’avoir vu Montréal dans le noir.

Alain Gravel se souvient plutôt des colonnes de « centaines, probablement des milliers » marcheurs sortis du métro tombé en panne. Il a lui-même marché du métro Berri-UQAM au métro Crémazie, une promenade de plusieurs kilomètres.

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