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Alain Gravel
Audio fil du vendredi 15 décembre 2017

Une journée de lutte à la grossophobie organisée à Paris

Publié le

Une femme mesure son tour de taille.
Une femme mesure son tour de taille.   Photo : iStock / ~UserGI15994093

La mairie de Paris organise, vendredi, une première journée de lutte à la grossophobie afin de briser les stéréotypes associant la grosseur d'une personne à un manque de volonté, à la laideur et à un mauvais état de santé, rapporte la chroniqueuse à la Revue des médias à Gravel le matin, Karima Brikh.

Le journal Le Monde, en compagnie de la sociologue Solenn Carof, s’est penché sur la grossophobie pour souligner cette journée. Le quotidien français rapporte que le terme « grossophobie » provient du militantisme d’Anne Zamberlan et désigne la peur, le rejet et la haine des personnes désignées comme trop grosses socialement.

La population associe régulièrement la grosseur d’une personne à d'autres caractéristiques physiques ou personnelles, comme la passivité, le manque de volonté, la laideur et un mauvais état de santé. Les femmes sont davantage touchées par la grossophobie et sont notamment plus nombreuses que les hommes à subir une chirurgie bariatrique.

Les contes de fées contribuent aussi à la grossophobie en associant les corps jugés socialement beaux à l’intelligence et à la gentillesse et en reliant la laideur à la méchanceté et à la bêtise.

Sensibilisation

La journée de lutte à la grossophobie vise notamment à sensibiliser les gens aux conséquences sociales, notamment sur l’emploi, ainsi qu’à la stigmatisation et à la discrimination vécues par les personnes qui en sont victimes.

Parmi les mesures suggérées pour renverser la tendance, les spécialistes suggèrent de faire connaître les diverses causes de surpoids et d'assurer une plus grande diversité physique dans les médias. Le vocabulaire utilisé, notamment l’expression « épidémie d’obésité », devrait aussi être revu. Enfin, des mesures de prévention positive, comme subventionner des aliments santé, devraient être encouragées.

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