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Alain Gravel
Audio fil du jeudi 30 mai 2019

Un frein aux affaires, les taxes municipales à Montréal?

Publié le

Une devanture vide avec une affiche «à lourer» coller sur la vitrine.
Des commerces sont encore à louer sur la rue Ontario.   Photo : Radio-Canada / Delphine Jung

Les taxes municipales sont-elles un frein à la vitalité des grandes artères commerciales de Montréal? Jacques Nantel convient que les niveaux de taxation sont élevés dans la métropole, mais il croit que les commerces ont d'autres avenues pour rentabiliser leurs activités.

« Le commerce sur grandes artères, pour réussir, doit passer d’un commerce de destination à un commerce de proximité, suggère le professeur de marketing à HEC Montréal, mais même avec un loyer de 600 pieds carrés, c’est difficile. »

Avec une estimation sommaire, Jacques Nantel avance que, pour un commerce qui a son adresse rue Saint-Denis, le montant à payer en taxes se situe entre 25 000 et 30 000 $, en supposant que le commerce est situé au rez-de-chaussée d’un triplex ayant une valeur d’environ 2,5 millions de dollars.

« Alors, si vous voulez vendre des cafés, des salades, des petites tables, peu importe, il faut que vous en vendiez pour 100 000 $ à une marge brute de 30 % pour ne payer que les taxes. Vous n’avez toujours pas payé le loyer et les employés », indique Jacques Nantel.

Selon Jacques Nantel, le taux de taxes commerciales à Montréal est non seulement le plus élevé au pays, mais il continue de croître. Il suffit de voir le nombre de locaux vacants à Montréal pour comprendre que ce niveau de taxation a une incidence sur l’activité commerciale.

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