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Alain Gravel
Audio fil du lundi 13 mai 2019

Logements touristiques illégaux : Montréal se tourne vers Québec

Publié le

Des logements
Les arrondissements montréalais du Plateau-Mont-Royal et de Ville-Marie sont particulièrement touchés par la présence de locations touristiques illégales.   Photo : Radio-Canada

Étant donné que le taux d'inoccupation des logements est exceptionnellement bas dans la région de Montréal, la pression exercée sur le marché de l'habitation par Airbnb se fait de plus en plus ressentir. Impuissante, la Ville de Montréal se tourne vers Québec pour mieux encadrer le logement touristique.

Selon Marc-André Carignan, la situation semble hors de contrôle, et du côté de la Ville de Montréal, on ne semble pas avoir beaucoup de pouvoir.

« Comment encadrer ces industries virtuelles, ces géants internationaux, qu’on ne veut pas complètement écarter de l’équation, parce qu’ils sont de nouveaux joueurs numériques, mais d’un autre côté, on voit que ce sont des plateformes qui ont peu de respect pour les villes dans lesquelles elles s’implantent. »

Le chroniqueur affirme que si rien n’est fait, de plus en plus de quartiers montréalais se videront à l'avantage de logements touristiques illégaux. « Le marché locatif pour les Montréalais est extrêmement serré. Si ces logements-là étaient disponibles, peut-être que la situation s'adoucirait », explique Marc-André Carignan.

Mais que faire?

Selon le chroniqueur, Montréal pourrait toujours modifier le zonage à certains endroits pour restreindre l’étendue des secteurs où le logement locatif touristique est permis.

Sinon, Québec pourrait négocier une entente avec Airbnb, comme il l’a fait avec Uber.

« À Vancouver, une entente du genre a été conclue pour que les utilisateurs d’Airbnb soient forcés d’afficher leur numéro de permis émis par la Ville pour chaque nouvelle offre de location », rappelle Marc-André Carignan. Or, un problème demeure : Airbnb n’est pas le seul joueur.

La ministre du Tourisme, Caroline Proulx, entend déposer un projet de règlement d’ici la fin de la session parlementaire, à la fin juin, afin de renforcer la loi québécoise concernant l’hébergement touristique.

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