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Alain Gravel
Audio fil du lundi 22 avril 2019

Construire en zone inondable? Il faut corriger les erreurs du passé, selon Marc-André Carignan

Publié le

Un homme conduit un tracteur sur une rue inondée
Un résident de Rigaud utilise son tracteur pour se déplacer dans les rues inondées.   Photo : The Canadian Press / Graham Hughes

Devrait-on revoir notre rapport à l'eau? C'est une réflexion qui revient chaque fois qu'on a un printemps capricieux, et cette année ne fait pas exception, alors que plusieurs régions du Québec sont touchées par des inondations. Marc-André Carignan croit que ces nouveaux débordements sont la démonstration concrète que nous devons cesser de nous battre contre la nature.

« On a des urbanistes, des experts universitaires et des architectes qui disent qu’il serait peut-être temps de revoir la manière dont on conçoit nos villes. On s'interroge sur les constructions en zones inondables, et l'on a de plus en plus de raisons de le faire, parce qu’on paie très cher, actuellement, pour des erreurs urbanistiques du passé. »

Selon Marc-André Carignan les coûts augmentent à chaque nouvelle crue en zone inondable, et il faudra une « discipline politique » de la part de nos élus pour mieux nous prémunir contre ces inondations, quitte à ne pas permettre les reconstructions dans certains secteurs à risque.

Le chroniqueur ajoute qu’il comprend l’appât du gain et le fait que certaines administrations municipales aient voulu développer les zones riveraines. « C’est magnifique, les terrains valent une fortune, et les municipalités ont besoin d’argent. » Or, à l’heure des changements climatiques, il vaudrait mieux revoir cette approche.

Selon Marc-André Carignan, le développement urbain a longtemps été fait au détriment des zones tampons entre les quartiers résidentiels et les berges des cours d’eau. En déboisant et en bétonnant ces zones, on a réduit la capacité des berges à absorber les débordements.

« Aujourd’hui, nous sommes rendus à nous dire qu’il faudrait redonner les berges à la nature, plutôt que de favoriser de nouvelles constructions. Renaturaliser les berges, ça veut dire les transformer pour qu’elles redeviennent des endroits qui agissent comme des éponges », explique le chroniqueur.

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