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Alain Gravel
Audio fil du mardi 16 avril 2019

La poésie urbaine des « cadavres » de vélo à Montréal

Publié le

Une bicyclette en très mauvais état sur une rue à Montréal.
Les squelettes de vélos sont des œuvres d'art aux yeux du photojournaliste Normand Blouin.   Photo : Photo courtoisie / Normand Blouin

Le photojournaliste Normand Blouin a pris des clichés pour les Reuters et The Guardian de ce monde. Toutefois, dans ses temps libres, il a un passe-temps bien particulier : photographier les vélos abandonnés de Montréal. Hugo Lavoie est allé voir avec lui les « cadavres » du boulevard Saint-Laurent.

Ces vélos sont démembrés, abandonnés et rouillés. Certains les décrivent comme étant le résultat du vandalisme, d’autres, comme de la pollution visuelle. Pour Normand Blouin, ces artéfacts de la vie montréalaise sont de la poésie urbaine.

Tout a commencé dans les années 90, alors que Benoît Aquin, un ami et photographe, lui a donné un précieux conseil :

« [Il] me disait que c’était important d’avoir un sujet personnel en dehors de mon travail commercial », raconte-t-il.

C’est en ayant cela en tête qu’il a commencé à s’intéresser aux « cadavres » de vélos abandonnés un peu partout dans les rues de la ville. Si ce sujet peut sembler banal, le photojournaliste, lui, ne s’en lasse pas. En 30 ans, Normand Blouin a photographié quelque 1000 vélos à Montréal.

Pour lui, ils témoignent d’un récit qui est propre à Montréal. Les chenillettes passent près d’eux en hiver. Parfois, elles les fracassent et leur donnent une nouvelle forme. Ils deviennent donc des « sculptures urbaines » aux yeux de l’artiste.

« Si le vélo était vivant et qu’on pouvait voir tout ce qu’il subit, ce serait intéressant. C’est une longue agonie, croit-il. [...] J’essaie de mettre une histoire dans ma photo. J’essaie de montrer le choc, la violence. J’essaie de faire une photo graphique », explique-t-il.

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