Le « bonjour, hi » : une tempête dans un verre d'eau ou un symptôme inquiétant?
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L'Office québécois de la langue française observe un recul dans l'usage du français chez les jeunes et une augmentation du recours au fameux « bonjour, hi », qui a fait couler beaucoup d'encre dans les dernières années.
Marie Grégoire et François Cardinal décortiquent les chiffres dévoilés par l’OQLF.
« Les jeunes francophones sont peut-être moins inquiets que leurs aînés [quant à la survie de la langue au Québec], mais ils le sont davantage que leurs amis ou collègues qui ont une autre langue maternelle que le français », analyse Marie Grégoire.
François Cardinal, quant à lui, estime que les jeunes francophones agissent comme une majorité au Québec plutôt que comme une minorité au Canada. Le fait que 55 % des jeunes se disent indifférent à l’accueil avec le « bonjour, hi », et même avec le « hi » tout court, prouve en partie cette observation du chroniqueur.
« Le Québec, c’est là où ils habitent. Ils sont simplement Québécois et ils tiennent peut-être pour acquis le sort du français, comme si la bataille avait été menée à une autre époque. Le bon côté de ça, c’est qu’ils sont décomplexés dans leur façon d’aborder la langue, mais le mauvais côté, c’est qu’ils ne sentent plus la menace. »
« Le Québec est dans une mer anglophone, et c’est un travail quotidien de rappeler que la situation est fragile », ajoute Marie Grégoire.