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Alain Gravel
Audio fil du jeudi 4 avril 2019

Aide médicale à mourir : le rôle important des psychologues

Publié le

Un patient alité dans une chambre d'hôpital tient la main d'une autre personne.
L'aide médicale à mourir suscite de nombreux débats au Canada et au Québec.   Photo : iStock

Lorsqu'il est question d'aide médicale à mourir, on parle majoritairement des médecins et des patients. Or, il y a toute une collection de professionnels qui sont mobilisés pendant le processus, dont des psychologues. Hugo Lavoie a rencontré Catherine P. Mulcair, une psychologue qui a eu à accompagner des personnes en fin de vie.

À son cabinet de Verdun à Montréal, la psychologue Catherine P. Mulcair reçoit de nombreuses personnes. Parfois, des patients lui demandent l’aide médicale à mourir.

« Les gens ont fait un cheminement pour arriver à la décision de demander l’aide médicale à mourir », indique-t-elle.

La professionnelle doit tout de même s’assurer de l’état mental de la personne.

« Si elle est dépressive et qu’on peut traiter la dépression, peut-être qu’à ce moment-là, sa demande ne tiendra plus. Donc, il faut quand même évaluer la différence entre une personne dépressive et une personne qui va bien psychiquement », explique-t-elle.

Quand la demande est formulée, un groupe interdisciplinaire de soutien se forme pour accompagner le patient à travers le processus. Si de nombreux professionnels sont mobilisés autour du patient, le ou la psychologue doit aussi penser aux proches qui ont des inquiétudes.

« Quand on va voir une personne en fin de vie, on fait le deuil de cette personne-là. Mais la personne qui est en fin de vie doit faire le deuil de chaque personne qu’elle aime. »

Malgré la charge émotionnelle du processus, Catherine P. Mulcair en retire de grands apprentissages.

« Ils m’ont appris que la vie est belle et que les gens sont vivants jusqu’au bout. »

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