Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Alain Gravel
Audio fil du jeudi 7 mars 2019

Les vulgarisateurs scientifiques, ces « punching bags »

Publié le

Olivier Bernard, alias Le Pharmachien, pose en blouse blanche dans le laboratoire de son émission <i>Les aventures du Pharmachien</i>.
Olivier Bernard, alias Le Pharmachien.   Photo : Radio-Canada

S'attaquer aux mythes et aux pseudosciences, c'est devenu le quotidien d'Olivier Bernard, mieux connu comme étant le Pharmachien. Mais ses récentes réserves sur les perfusions de vitamine C ont provoqué une vague de réactions haineuses qui témoignent malheureusement que ce quotidien, c'est aussi de composer avec des menaces, des attaques personnelles et des tentatives d'intimidation.

Dans un long message publié sur sa page Facebook lundi, Olivier Bernard a dit être victime de cyberintimidation, et depuis, c’est le silence radio : il a besoin d’une pause. Il a refusé toute demande d’entrevue. Or, il s’était ouvert sur le sujet au printemps dernier à Marie-Eve Tremblay.

« C’est pour ça que la plupart des professionnels de la santé ne font pas ce type de vulgarisation. Ils se disent : "Est-ce que j’ai envie de souffrir, de devenir un punching bag pour des gens qui n’acceptent pas les explications rationnelles?’’ Les opinions que les gens ont maintenant de la santé, c’est rendu au même niveau que la religion », explique Marie-Eve Tremblay.

Devant les tollés que créent ses textes où les reportages de son émission de télévision, le Pharmachien avoue penser régulièrement à abandonner son personnage de vulgarisateur pour se consacrer à des activités plus positives et moins polarisantes.

« J’ai déjà pris une pause de six mois parce que je n’étais plus capable de cette négativité, mais à un moment, je me ressaisis et je me dis qu’il faut qu’il y ait des gens qui fassent cette vulgarisation. »

Finalement, pour chaque voix de vulgarisateur que l’on veut faire taire, de l’information factuelle et vérifiée est mise de côté au profit d’opinions, de croyances et d’arguments pseudoscientifiques.

Chargement en cours