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Alain Gravel
Audio fil du mercredi 9 janvier 2019

Tenir un journal intime comme acte de résistance

Publié le

Écritures dans un journal intime / © clu, iStockphoto
Écritures dans un journal intime / © clu, iStockphoto   Photo : clu, iStockphoto

Les gens n'ont jamais été aussi scolarisés. Mais avec le rythme effréné de nos vies, nous ne prenons plus le temps de lire et écrire. Pour Manon Auger, tenir un journal intime dans ce contexte, c'est un acte de résistance.

La chargée de cours à l’Université du Québec à Montréal en sait quelque chose, elle qui a rédigé une thèse de doctorat sur le sujet.

« Les gens ont besoin de s’exprimer et de s’archiver, c’est un besoin qui est très important. Ça fait du bien après coup, ça permet de se détacher un petit peu et ça permet d’avoir un regard plus objectif et de mieux se comprendre », dit-elle.

Et attention, écrire dans un journal, ce n’est pas comme se parler à soi-même. « Ça demande une réflexion pour bien traduire ce que l’on veut dire », indique Manon Auger, qui compare un journal au miroir de nos impressions.

Mais à l’époque des médias sociaux, est-ce que c’est encore pertinent de tenir un journal intime? « Avec l’arrivée du courriel, les gens ont retrouvé le besoin d’écrire et le désir d’archivage. Les gens ont besoin de laisser une trace, un souvenir. »

À ses débuts, Facebook encourageait la confidence et les statuts personnels, mais le réseau social a beaucoup évolué depuis dix ans, et Manon Auger le voit désormais davantage comme une place publique.

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