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Éric Robitaille
Audio fil du samedi 23 mars 2019

Des entreprises émergentes pour contrer l'exode rural en Ontario?

Publié le

Édifice de la Fromagerie Kapuskoise.
La Fromagerie Kapuskoise à Kapuskasing.   Photo : Radio-Canada / Francis Bouchard

Les entreprises en démarrage, aussi connues comme des « startups », peuvent-elles contribuer à contrer l'exode rural en Ontario?

Peut-être pas à elles seules, selon des invités de l'émission Grand Lacs café. Ces petites et moyennes entreprises généralement tenues par les millénariaux contribuent cependant à diversifier l'économie de régions rurales et de plus en plus de jeunes entrepreneurs ontariens choisissent de retourner dans leur région d'origine après l'avoir quittée pour les études.

C'est le cas de François Nadeau, de la fromagerie Kapuskoise à Kapuskasing. L'entreprise opère depuis près de quatre ans. François Nadeau croit pourtant que le pari en vaut le risque.

Je trouve que dans une région plus rurale comme la mienne, les gens se connaissent. Il y a beaucoup de liens [avec la communauté] et il y a un désir d'appuyer quelqu'un de la communauté. Si j'avais décidé d'ouvrir à Montréal, ça aurait été plus difficile de trouver une clientèle, de me démarquer et j'aurais aussi été plus loin de l'énorme appui qu'est ma famille.

François Nadeau, propriétaire de la Fromagerie kapuskoise

Jean-Charles Cachon, professeur de gestion et de marketing à l'Université Laurentienne, affirme que ces nouvelles entreprises contribuent à diversifier l'économie locale tout en offrant des produits taillés aux besoins de la clientèle locale.

Comment les encourager davantage?

François Nadeau invite les gouvernements à mieux faire la distinction entre les petites entreprises artisanales comme la sienne et les plus grandes.

« Pour mon type d'entreprises, il y a de la règlementation qui requiert des pièces d'équipements qui n'a pas d'usage [à petite échelle] et qui coûtent une fortune » explique-t-il.

M. Cachon constate le même phénomène lors d'un projet de planification à Dubreuilville. « Le niveau fédéral et provincial impose aux petites municipalités des actions, des obligations qui sont les mêmes que pour des municipalités qui ont 100 000 ou 200 000 habitants et c'est complètement ridicule » explique-t-il. En mettant les petites municipalités sur un pied d'égalité avec les plus importantes en Ontario, M. Cachon croit qu'il serait beaucoup plus facile de stimuler la création de nouvelles PME.

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