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Éric Robitaille
Audio fil du samedi 23 février 2019

Les droits des francophones en Ontario... au 18e siècle!

Publié le

L'historien Guillaume Teasdale est assis dans un studio de radio à Windsor, Ontario.
L'historien Guillaume Teasdale veut faire mieux connaître la présence française de la région de la rivière Détroit.   Photo : Radio-Canada / Lisette Leboeuf

Les historiens de l'Ontario français parlent souvent du Règlement XVII comme étant la lutte fondatrice de l'identité franco-ontarienne, mais est-il possible que d'autres grandes luttes pour la reconnaissance des droits des francophones aient eu lieu aussi tôt que le 18e siècle en Ontario?

L'historien Guillaume Teasdale croit que oui et c'est ce qu'il écrit dans son nouveau livre Fruits of Perseverance - The French Presence in the Detroit River Region, 1701-1815.

Il y a trois siècles, des milliers de Canadiens français ont colonisé la région de la rivière Détroit. Il tente de faire la lumière sur ce qui s'est passé lors du passage de la région aux mains des Britanniques lors de la Conquête, ou encore lorsque Détroit a été cédé au pays naissant qu'étaient les États-Unis.

Reconnaître les droits des francophones en Ontario... au 18e siècle

Si les colons d'origine française étaient propriétaires de leurs terres sous le régime français, les autorités Britanniques ne reconnaissent plus leurs titres fonciers après la Conquête. Pourtant, Teasdale explique qu'il y aura encore plus de notaires français après la Conquête qu'avant.

À chaque fois que quelqu'un vendait une terre à un autre individu, c'était mis par écrit. Ça a été une façon pour les familles d'avoir un semblant de légalité, d'authenticité même si les autorités britanniques ne reconnaissaient pas ces documents-là.

Guillaume Teasdale, auteur du livre Fruits of Perseverance.

C'est l'existence même de ces documents qui va finir par permettre aux colons de faire reconnaître leurs droits lorsque les Britanniques et ensuite les Américains tenteront de mieux organiser le territoire une quarantaine d'années plus tard.

Un livre en anglais sur les Français?

Selon Guillaume Teasdale, il est important de sensibiliser les historiens anglophones canadiens et américains à la présence française dans la région.

Vue sur le centre-ville de Détroit. Une boîte de sauvetage est au premier plan
Si la rivière Détroit sert aujourd'hui de frontière entre les États-Unis et le Canada, ce n'était certainement pas le cas au début du 18e siècle quand des Canadiens français faisaient de l'agriculture des deux côtés. Photo : Radio-Canada/Marine Lefevre

Selon lui, les Américains reconnaissent l'apport français à la construction de La Nouvelle-Orléans en Louisiane. Ils ignorent encore largement cette même présence française à Détroit où on pouvait encore retrouver, par exemple, des fermes canadiennes-françaises près du centre-ville jusqu'aux années 1850-1860.

« Les Canadiens français étaient rétissants à abandonner ce mode de vie-là, et en fait plusieurs Américains s'en plaignaient » car cela empêchait le développement urbain de la ville à leurs yeux.

Fruits of Perseverance sera lancé à l'Université de Windsor le mercredi 27 février à l'Université de Windsor.

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