Vous naviguez sur l'ancien site
Aller au menu principal Aller au contenu principal Aller au formulaire de recherche Aller au pied de page
Ici Radio-Canada Première

Contrôleur audio

Extension Flash Veuillez vous assurer que les modules d'extension (plug-ins) Flash sont autorisés sur votre navigateur.

Chargement en cours

Nicolas Ouellet.
Audio fil du vendredi 26 avril 2019

Le yoga au temps de #MoiAussi : entre bien-être et dérives

Publié le

Une professeure de yoga guide une femme dans sa posture d'étirement.
De plus en plus d'élèves admettent avoir éprouvé un malaise suite à des attouchements d'un professeur de yoga, qu'il soit bien intentionné ou pas.   Photo : iStock

« Le prof a pris mes chevilles pour que je pousse le mouvement plus loin. C'était une posture impossible à tenir pour moi physiquement, parce ça prend pas mal de force », se remémore Alexandra, qui raconte à Laïma A. Gérald un retour au yoga qui l'a traumatisée, un an après son accouchement.

« Dès qu’il m’a lâchée, je me suis écroulée au sol. Je ne me suis vraiment pas sentie bien, ajoute-t-elle. Je tremblais un peu; ce n’était pas du tout un beau moment pour moi. S’il m’avait au moins demandé si je voulais qu’il me touche pour me replacer, j’aurais dit non. »

Éducation défaillante

Derrière cette anecdote se cache un problème documenté, mais pour lequel peu de solutions ont encore été proposées : le manque de réglementation entourant la formation des professeurs de yoga. Ainsi, certains d’entre eux poussent parfois leurs étudiants et étudiantes à adopter des postures dangereuses pour leur corps.

« Maître tout puissant »

Le yoga est basé sur une philosophie verticale, où l’élève écoute le maître tout puissant – ce qui peut expliquer certaines dérives, dont certaines ont été rapportées par La Presse en avril 2019.

La chroniqueuse Laïma A. Gérald considère que dans la foulée du mouvement #MoiAussi – à une époque où l’on revisite notre rapport à la hiérarchie, au consentement et à l’intégrité physique –, le yoga devrait lui aussi remettre en question ses pratiques.

Nouvelle approche

De plus en plus de studios de yoga utilisent de petits jetons à déposer sur son tapis, qui indiquent si l’élève souhaite se faire toucher ou pas par l’enseignant. « Il y avait un manque de consentement dans la culture du yoga, souligne Stéphanie Fromentin, du studio Naada Yoga, à Montréal, qui demande l'accord de ses élèves avant de les toucher. Maintenant que le yoga est en Occident, on doit être ouverts et à l’écoute des étudiants. »

Chargement en cours