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Nicolas Ouellet.
Audio fil du vendredi 29 mars 2019

Comment parler de suicide en arts? La quête d’un auteur

Publié le

Une étagère en forme de cerveau est adossée à un mur de briques blanches.
Les livres ont le pouvoir de nous transformer de manière positive ou négative. Quel rôle pour les auteurs?   Photo : iStock / Montage Amarilys Proulx

« Quand mon éditeur m'a dit qu'il avait reçu un courriel d'une lectrice qui avait été indisposée par la lecture de mon dernier roman, je ne me suis pas senti bien », admet l'auteur Jean-Philippe Baril Guérard au sujet de la description du suicide dans son dernier roman. Il explique qu'il oscille entre le désir d'une liberté de raconter des histoires difficiles et la volonté d'être à l'écoute de ses lecteurs.

En discutant avec Véronique Grenier, qui aborde aussi le suicide et les questions de santé mentale dans ses œuvres, Jean-Philippe réalise qu'en tentant de protéger ses lecteurs, il y a aussi le risque de tomber dans l'autocensure. « Le dialogue avec les lecteurs est enrichissant, souligne l'autrice. Mais en même temps, on ne peut pas constamment avoir ces soucis-là en tête, sinon, ça nous empêche d'écrire. »

Selon Jérôme Gaudreault, directeur de l'Association québécoise de prévention du suicide, il faudrait donc que les artistes soient en mesure de prendre leurs responsabilités et d'orienter le lecteur, sans tomber dans la relation d'aide. Il précise que si ce n'est pas le rôle de l'auteur de tendre la main à la personne qui souffre, il peut quand même l'aider en la dirigeant vers les bonnes ressources d'aide.

C'est d'ailleurs de plus en plus l'approche de la télévision et du cinéma, qui renvoient vers des ressources comme Suicide Action lorsque des thèmes difficiles sont abordés dans leurs œuvres. Une option qui pourrait être tout à fait simple pour d'autres formes de diffusion comme la littérature et la radio.

Suicide Action est un service confidentiel et accessible 24 heures sur 24, 7 jours sur 7. Thibault, Pierre et plusieurs autres bénévoles sont prêts à recueillir sans jugement les idées noires ou les inquiétudes d’un proche. Appelez-les au 1 866 277-3553 (Québec) ou au 1 833 456-4566 (Canada).

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