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Nicolas Ouellet
Audio fil du vendredi 1 février 2019

Comment Hollywood a transformé notre rapport aux armes à feu

Publié le

L'acteur Daniel Craig dans le rôle de James Bond brandit un Walther PPK.
L'acteur Daniel Craig dans le rôle de James Bond brandit un Walther PPK.   Photo : MGM/ Collection Everett

Le rapport des Québécois aux pistolets et fusils est en train de s'américaniser depuis les années 80, selon ce qu'explique l'historien spécialiste des armes à feu Francis Langlois à Jean-Philippe Baril Guérard. L'acteur, qui double des séries comme Ces armes qui ont changé le monde, constate d'ailleurs que la télévision américaine a fort probablement contribué à cette transformation.

C’est que les Canadiens, et encore moins les Québécois, n’ont jamais été du genre à déchirer leur chemise quand ils débattent de la question du contrôle des armes à feu. En 1995, lorsque le gouvernement libéral de Jean Chrétien a instauré le registre canadien des armes à feu (aboli par les conservateurs en 2012), la résistance avait été plutôt faible.

Depuis, la mythification des armes à l’écran aurait eu une influence certaine sur les ventes de pistolets et de fusils. Par exemple, le Smith & Wesson Model 29 de Clint Eastwood dans le film L’inspecteur Harry, le Glock 7 de Bruce Willis dans Piège de cristal (Die Hard) et le Walther PPK de James Bond ont rendu populaires leurs marques respectives.

Les fabricants d’armes à feu ont flairé la bonne affaire et sont maintenant prêts à dépenser d’énormes montants pour que leurs révolvers apparaissent à l’écran. En effet, un dossier du Hollywood Reporter compare les années 1995 à 2000 aux années 2010 à 2015 pour conclure que les armes à feu sont maintenant 51 % plus présentes qu'auparavant dans les films américains à grand déploiement.

Comme une grande partie de la culture américaine est consommée en masse au Québec, il est normal que la vision du monde des Québécois finisse par en être teintée. Malgré tout, il reste des différences fondamentales entre l’amour qu'ont les Québécois pour les armes à feu et celui que leur portent les Américains, notamment parce que le droit de porter une arme n’est pas inscrit à la Constitution canadienne.

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